‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 505 sur 639 · De Laborde, t. III. no · texte numérisé non relu

De Laborde, t. III. no

13. De Laborde, t. III, 6992, 6999 ; Bibl. Nat., P. orig., 58, André 3.

LA NAISSANCE DE MARIE d'oRLÉANS 525

orfèvre des verrières pour l'abbaye de nonnes que Marie avait fondée au diocèse de Cologne ^ ; à sa requête aussi le duc accordera des privilèges aux Cordeliers de Blois ^ Au bout des patenôtres de Madame on voit un vieux bouton, jadis suspendu aux petites patenôtres de corail de Monseigneur ' . Marie I enfin aimait les livres d'Heures. Ses petites Heures étaient ' reliées, en 145 5, parLubin leBouteiller, de velours noir à clous d'or 4; un autre de ses livres d'Heures fut couvert de cuir vermeil doré>. On voudrait bien connaître le sort du livre d'Heures que lui enlumina Jean Fouquet, en 1472 ^.

Mais il serait plus juste de dire que Marie de Clèves aimait i tous les beaux livres. A côté de la librairie de Charles d'Or- I léans elle posséda certains volumes à son usage /. Tous les ; symboles de ses bijoux sont répandus sur leurs marges : I devise de Valentine (Riens ne m'est plus), pensées, ancolies, I chantepleures qui distillent des larmes, et les mystérieuses 1 lettres entrelacées ^ Nous les retrouvons sur les livres de piété et les romans qui furent les livres de prédilection de Marie de Clèves. Ils figurent sur l'histoire de Troylus et de 1 Cresseïda (Bibl. Nat., ms. fr. 25528), traduite de Boccace i par Louis de Beauvau, grand sénéchal d'Anjou et de Pro- : vence, un chevalier qui cherchait dans la lecture des livres

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