‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 507 sur 639 · C. Couderc, Album de portraits, p\. LXXII · texte numérisé non relu

C. Couderc, Album de portraits, p\. LXXII

6. P. Champion, Un liber aniicoruni du xve siècle. Notice d'un manuscrit d'Alain Chartier ayant appartenu à Marie de Clèves, dans la Revue des Bibliothèques, octobre-

LA NAlSSANCÉ DE MARIE D^ORLEANS 3^7

On ne s'étonnera donc pas que Marie de Clèves ait partagé les goûts de littérature et d'art qui étaient dans l'air de Blois. Elle possédait un tambourin à sa devise ' : volontiers elle entendait ses quatre chantres ^ les hauts ménestrels anglais \ les lombards 4, les guitarniers d'Orléans ' ; quant à Pierre Fleury, il est dit parfois son tambourineur ^

On sait comment Charles d'Orléans usait de poésie en toutes les circonstances de sa vie, comment il avait fait partager aux siens cette habitude. Soit que le duc en ait été i l'auteur, soit qu'elle fût de la façon de Marie, en 1455, on voit } que Jean Lessayeur, orfèvre, baillait à la duchesse un anneau i d'or émaillé de larmes sur lequel était écrite une chanson 7. ! Mais nous avons encore un témoignage plus précis du goût que Marie de Clèves eut pour la poésie. C'est la belle copie qu'elle fit faire des œuvres de son mari (Bibliothèque de ; Carpentras, n"^ 3 75), ^ laquelle travaillait Bertrand Richard au mois de février 1457. Or ce manuscrit est parfois assez indépendant, en raison même des relations particulières de la duchesse. Ainsi Guillaume de Thignonville, son écuyer panetier ^ écrit ou fait écrire des pièces qui ne se rencontrent j pas dans le manuscrit du duc. Jean, Monseigneur de Lorraine, le fils du roi René, y est représenté par certaines compositions qui ne se trouvent pas non plus dans le manuscrit de Charles d'Orléans. Pour Thignonville l'explication est bien simple : il faisait partie de la maison de la duchesse. Pour

1. De Laborde, t. III, no 6723 ; Arch. Nat., KK. 271, fol. 62

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