‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 517 sur 639 · Perceval de Cagny, p · texte numérisé non relu

Perceval de Cagny, p

qui lui restait d'héritages. N'ayant rien à perdre et tout à gagner, il se fit chef de compagnie de gens de guerre \

C'est lui qui conduisit presque toujours « le fait » de la Pucelle, àjargeau, à Meung, à Janville, à Patay^ ; lui que Jeanne appelait son beau duc?. Elle avait visité et rassuré, à Saumur-lez-Florent, Madame Jeanne, sa jeune épouse, la fille de Charles d'Orléans que la Pucelle savait aimé de Dieu 4, et qu'elle avait charge, de par Jésus, d'aller chercher en Angleterre 5. En attendant, le « beau » duc guerroyant courageusement près d'elle, l'avait suivie à Reims : il espérait bien la mener un jour conquérir son duché d'Alençon en Normandie ^

En 1432, âgée de 23 ans, Madame Jeanne d'Orléans, si humble et douce envers toutes gens, mourut en l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers 7. Le chroniqueur assure que ce fut pour Jean d'Alençon un plus grand dommage que les malheurs de sa prison et la perte de ses pays. En 1438, le duc d'Alençon épousait Marie d'Armagnac^; mais Charles d'Orléans continua toujours à considérer Jean comme son gendre et beau-fils.

Alençon avait en ce temps-là reconquis une partie de son duché, accompli de si belles prouesses que nul, de mémoire d'homme, n'était mieux renommé que lui ^ Car, en sa mau-

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