Mathieu d'Escouchy, p. 324; Chastellain, t. II, p
En 1458 le roi manda aux douze Pairs de France, tant d'Eglise que laïcs, de se rendre en la ville de Montargis où, le 8 juin, il avait intention de tenir un lit de justice. Ils travaillèrent deux mois à expédier le procès d'Alençon. Mais en ce temps-là le roi se tenait à Beaugency; pour la « mortalité et le mauvais air » qui régnaient alors, il donna congé à tous et reporta l'assemblée au 15 septembre, à Vendôme.
Elle se tint dans la salle richement parée, couverte d'un grand tapis fleurdelisé. Le roi Charles présidait, ayant à son côté Charles, son fils cadet, entouré de la congrégation des Pairs de France « assis par ordre et par degré prochain du roi » % de notables conseillers de la cour de Parlement, du grand conseil au complet ^ On y remarquait seulement l'absence du Connétable, excusé, et craignant une « piteuse sentence y)\ remplacé par Dunois^; celle du duc de Bourgogne qui avait déclaré n'être point tenu, de par le traité d'Arras, de s'y rendre^; celle encore du dauphin, alors en fuite, dont la place était marquée par un siège vide ^
Le 24 septembre on entendit les ambassadeurs de Bour-
1. Chastellain, t. III, p. 477. — U assiette du parlement de Vendôme se trouve avec quelques variantes dans deux manuscrits : Bibl. Nat., fr. 5738, fol. 17 ; fr. 5945, fol. 33 vo. La seconde liste est plus plausible et correspond rigoureusement à la miniature du Boccace de Munich. « Le roy en son siège royal. A ses piez Monsr de Dunoys comme lieutenant ou lieu de Mons"" le connestable. Au hault banc a sa main dextre Monseigneur Charles filz du roy. Mons"* d'Orléans, Monsr de Bourbon, Monseigneur d'Angolesme, Monseigneur du Maine. Cf. le fac-similé grandi.