‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 550 sur 639 · Bibl. Nat., P. orig., 1501, Hédouville · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., P. orig., 1501, Hédouville

^. Yionoré ^\c(\\\Q\., Histoire de l'ordre de Fontevrault, 1642, p. 482; Parrot, Mémorial des Ahbesses, dans les Mémoires de la Société académique de Maine et-Loire, t. XXXVI (1881), p. 8, 16.

de Bourbon et d'Alençon, le comte de Dunois. Le duc d'Orléans s'y rendit, déjà malade

On y parla des régales ; on entendit monseigneur le Chancelier; on écouta surtout cet habile homme, le roi, si expert à modifier les opinions. Louis argumenta sur ces deux points : 1° sur l'amour et bienveillance qu'il devait avoir aux seigneurs de son sang et à la chose publique, et eux à lui ; 2° sur les rapports qu'il avait entretenus avec Monseigneur de Bretagne, depuis qu'il était roi, et sur ceux de Monseigneur avec lui. Le roi rappela sa longue pauvreté jusqu'à ce qu'il fût parvenu à la couronne ; comiTient il avait éprouvé que son père (à qui Dieu pardonne !) avait tout laissé si bien s'appauvrir à son décès, touchant la chose publique du Royaume, qu'il en était bien tenu à Dieu et à lui. Certes, après son avènement, Louis avait pu voir et connaître clairement l'amour et loyauté que tous ses sujets lui portaient ; d'abord de la part des seigneurs, et, après eux, d'un chacun selon son rang. Car tous étaient venus le recevoir et le reconnaître, comme leur souverain seigneur, lui faisant l'hommage et le serment de fidélité. Puis le roi Louis déclara que les seigneurs étaient les piliers qui soutenaient une couronne bien lourde à supporter sans leur aide, et sans celle de ses bons et loyaux sujets. Que chacun fasse son devoir et il semblerait au roi qu'il résisterait bien à toutes les entreprises qu'on voudrait faire contre lui et sa dite couronne ! Louis déclara en outre qu'il se savait tenu de garder ses sujets et les prérogatives de sa Couronne, de faire justice à chacun. Ainsi l'avait-il promis et juré à son sacre. Le roi rappelait avec quel soin il avait visité presque toutes les parties de son royaume, accru par lui des comtés de Roussillon et de Cerdagne, des terres de

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