‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 553 sur 639 · Roman, p · texte numérisé non relu

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3. Anno nativitaîis Doinini nostri Jesu Christ i 146^, die IV meiisis janiicini, in die Veneris, de nocie, veniente die Sahati, illustrissinms dominus d. Karoliis, dux Atirelianensis, migravil ah hoc seculo in quadam villa, que vocatiir Amhoise, que est prope Blois {Cronachette Astesi dans les Miscellanea di Storia Italiana, t. IX, Turin, 1870, p. 182; Jacques Du Clercq, 1. V, ch. xviii).

4. Compte des obsèques et du deuil de Charles duc d' Orléans-Valois par J. Roman, Paris, 1885, in-8 (extrait de V Annuaire-bulletin de la Société de Vhistoire de France)^ p. I, 14, 20.

5. Je rappelle brièvement que le mariage de Marie d'Orléans et de Pierre de I Bourbon ne se réalisa pas. Le roi Louis XI donna à ce prince sa propre fille, Anne

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Pierre de Bourbon, seigneur de Beaujeu, portant grand man- j teau long, chaperon à cornette, et suivi de ses quatre pages. | Puis venait la maison du défunt, qui se composait alors de | quarante-trois gentilshommes, de cinq prêtres dont deux { aumôniers, de treize chantres et de Torganiste. Marchaient j ensuite le chancelier et le général des finances, accompagnés de trois trésoriers et d'autant d'argentiers ; le maréchal, le veneur et cinquante-deux valets de pied, valets de chambre ou secrétaires, huit écuyers et treize pages, le magister de Pierre de Beaujeu, un chirurgien, deux apothicaires, deux barbiers, deux peintres, l'orfèvre, deux tapissiers, deux tailleurs, le joueur de luth, le gardien de l'ours, le fourrier, deux v^alets de chiens et huit palefreniers ; enfin les officiers de cuisine : deux queux, un saucier, quatre échansons, un panetier et quatre galopins. En dernier lieu venait le fou, nommé Pierre, celui-là vêtu de gris.

Marie de Clèves prit le deuil en robe longue de fin drap noir, chaperon et manteau long, fourrés de chat d'Espagne et d'agneau blanc, à bordures de menu vair et passepoil d'hermine blanche. Les nourrices accompagnaient les enfants : Mademoiselle Marie, la fiancée de sept ans, dont le manteau et la robe de deuil avaient été taillés dans six aunes de fin drap noir de Rouen ; Louis de Valois^ un enfant de deux ans

de France, la dame de Beaujeu. Le 24 avril 1467, Marie de Clèves protestait, comme mère et gardienne de ses enfants, et se plaignait des sollicitations de Louis XI afin qu'elle consentit à un mariage qu'elle estimait préjudiciable aux intérêts de son fils Louis et de sa cadette Anne. Marie d'Orléans épousa Jean de Foix, vicomte de Narbonne et comte d'Etampes, fils de Gaston IV ; elle mourut en 1493. (Le Père | Anselme, t. I, p. 208; Notes crUiques sur le mariage de Marie d'Oi Jeans, fiîîe de Charles, duc d'Orlàins... par M. Polluche dans le Journal de Verdun, t. LXVI (1749)) | p. 248-249; P. Pélicier, Essai sur le gouvernetnent delà dame de Beaujeu, 1882). j I . C'est Louis XII dont la vie, jusqu'à son avènement au trône, a été écrite pa»* I M. de Maulde dans un livre fort intéressant {Histoire de Louis XII, Paris, 1889, 3 vol. in-8°).

et demi, vêtu de drap noir doublé d'agneau noir, et dont la robe, le chaperon et le manteau avaient pris seulement quatre aunes et demie de drap : il marchait accompagné du fils de Charles d'Arbouville et de Pacy, ses petits pages ; on portait enfin Anne d'Orléans', âgée de quelques mois% et qui reçut seulement un bonnet non sanglé. Venait ensuite la maison de la duchesse se composant de treize dames, de huit demoiselles, de trois femmes de chambre, de trois lavandières, des deux folles Belon et Margot, de la petite folle, celles-là en simple cotte grise.

Ils étaient là aussi ceux que le bon duc avait fait rimeurs : Guyot Pot, Philippe de Hédouville, Philippe de Boulainvillier, Benoît Damien, Simonet Caillau, François Faret, Jean Caillau, Thignonville. A l'un d'eux on doit cette épigraphe naïve ^ :

Cy devant gist puissant prince en renom,

Très excellent en tous ses faiz et diz,

Duc d'Orléans Charles avoit-il nom,

Duc de Milan, duc de Valois jadiz ;

D'aultres tiltres, lesquelx je n'ay pas diz.

Conte de Blois, de Beaumont, de Pavye,

Et seigneur d'Ast, de Coucy en sa vie :

Qui s'endormit en Dieu et print son somme , .• ;

Mil CCCC soixante quatre, en somme,

1. Anne, abbesse de Fonte vrault, prit l'habit à l'âge de 14 ans et succéda à sa cousine, Marie de Bretagne, en 1478. Elle réforma les Filles Dieu de Paris et les prieurés de Lencloître, de Foissy, de Varville. Elle fit de grands dons à son église et mourut, ainsi que nous l'apprend son épitaphe en vers français, le 9 septembre 1491. Sa tombe en cuivre fut érigée en 1498 par Renée de Bourbon au milieu du chœur (Gallia Christiana, t. II, p. 1325 ; Père Anselme, t. I, p. 208; Nicquet, Histoire de l'ordre de Fontevraiilt, Paris, 1622, p. 482 ; De Maulde, Procédures politiques du règne de Louis Xll, p. 968 ; Célestin Port, Dictionnaire géographique et biographique du Maine-et-Loire, t. III, ad. v. Orléans).

2. Le 30 septembre 1464, l'orfèvre du duc avait fourni deux pommes de cuivre doré pour le berceau de Mademoiselle Anne (Roman, Liventaires, p. 198).

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