‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 570 sur 639 · Arch, Nat., KK. 271, fol · texte numérisé non relu

Arch, Nat., KK. 271, fol

2. Dans sa déposition pour le divorce de Louis XII (1498) il est dit âgé de 60 ans environ (De Maulde, Procédures politiques du règue de Louis XH, p. 981).

3. Bibl. Nat., P. orig., 2170. des Ormes, 3. — Bibl. de Blois, Jours., 1419.

4. Bibl. Nat., P. orig., 2159, Orléans, 660, 662, 666, 667, 668, 669.

5. En 1457 il recevait 20 écus d'or pour avoir un cheval (Bibl. Nat., P. orig., 2160, Orléans, no 667. Cf. P. orig., 2170, des Ormes, 2); en 1460, 10 écus pour le même motif (Bibl. Nat., P. orig., 2170, no 4), En 1466 il est dit premier Me d'hôtel de Louis d'Orléans et capitaine de Chambord (Bibl. Nat., P. orig., 2170, n* 6; Bibl. de Blois, Jours., 1476). En 1470, Gilles réglait ce compagnon allemand qui avait fait voir à la duchesse un grand tableau de la Nativité de N.-S. « portraite et colorée par personnages remuants et taisant partie du Mistére de la Nativité, ayant dedans ledit tableau une petite fontaine jettant continuellement l'eau » (Bibl. Nat., P. orig., 2170, des Ormes, 14) ; cette année-là, Marie de Clèves lui donnait un cheval (/H^f., 13). En 1471 Gilles des Ormes épousa Jaquette du Perche, demoiselle d'honneur de Marie d'Orléans, et Marie de Clèves, en reconnaissance de leurs services, donnait aux époux 500 1. t. (Ibid., 15); elle ajoutait encore 50 1. pour les draps et pannes de leurs noces (Ibid.^ 16). En 1472 Gilles allait chercher à Orléans Jean Caillau pour soigner Mornac, tombé malade à Blois (Ibid., 26). En 1483 il prend le titre de seigneur de Saint-Germain (Ibid., 30). En 1498 il fut témoin au procès du divorce de Louis XII (De Maulde, p. 981). Il est dit âgé de 60 ans, chevalier, seigneur de Saint-Germain au diocèse de Chartres, ancien grand maître des eaux et forêts d'Orléans.

6. Poésies, p. 137. — 7. P. 210. — 8. P. 349. — 9. P. 353. — 10. P. 396. — 1 1. P. 414.

Espoir en rien ne le contente,

Comme il souloit, pourquoy dolente

Sera ma vie, ou que je soye ;

Et si auray, en lieu de joye,

Dueil et Soussy tousjours de rente...

certes, il n'est guère sincère. La vie lui fut on ne saurait plus facile; son talent de rimeur l'aida sans doute à s'avancer dans la maison d'Orléans, dont il fut un des serviteurs les plus choyés.

Benoit Damien, et mieux Damiano, rima lui aussi avec talent sur les derniers thèmes en vogue à la cour de Blois : les trahisons d'Espérance' et de Fortune \ Il se disait serviteur d'Amour ^ et naviguant sur la mer de Déplaisance k Il écrivit aussi un rondeau farci de piémontais ^ contre ceux qu'il nommait fenouches (fenouils) et nox hu^e (noix vides); il implorait les bonnes gens pour les prisonniers de Souci ^. Damien connaissait sa mythologie ; il nomma les colonnes (\qs bondes) d'Hercule, et Thétis, déesse de la mer. Mais, tout comme un autre, il déplorait la fausseté régnant par le monde.

Quel est ce Benoît Damien ^ dont la famille italienne ^ donna plusieurs de ses membres à l'administration de Charles d'Orléans ?

Ce ne peut être le Benoît Damien, plus ordinairement nommé Benoîtin, argentier du duc en 1449, remplacé dans cet office, en 1455, par son fils André, et qui fut alors commis à la recette d'Asti, charge où on le retrouvera encore en 1463. C'était son fils, un jeune homme, huissier d'armes de Charles

I. Poésies, p. 358.-2. P. 359. — 3. P. 359. — 4. P. 371. — 5. P. 390. Cf. Sant Albino^ Diiionario Piemontese Italiano (Communication de M. V. de Bartholomaëis).

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