COLLABORATEURS POÉTIQUES. — IL VISITEURS ET CORRESPONDANTS
Composer des poésies, c'était en quelque manière payer lecot de l'hospitalité que la cour de Blois donnait à ses hôtes. Voici les gentillesses que Charles d'Orléans adressait à l'un d'eux, Charles de Nevers, un prince bourguignon, passé à la cour de France, et qui ne savait comment remercier le duc et la' duchesse de leur réception^ :
Pour paier vostre belle chiere ^ Laissez en gaige vostre cueur.
Nous le garderons en doulceur Tant que vous retournez arrière.
Contentez, car c'est la manière, Vostre hostesse pour vostre honneur...
Et se voyez nostre prière Estre trop plaine de rigueur.
Changeons de cueur : c'est le meilleur, De voulenté bonne et entière.
Provoqué avec une telle grâce, qui ne comprendrait qu'il faut bien riposter par un rondeau ? ainsi l'entendit Nevers ^ :
Mon très bon hoste et ma très doulce hostesse. Très humblement, et plus, vous remercie