‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 591 sur 639 · Chastellain, t. III, p · texte numérisé non relu

Chastellain, t. III, p

11. Roman, Inventaires, p. 193. — En 1458 Charles VII le renvoyait à Gênes; l'année suivante il préparait une expédition contre Naples : son absence dura jusqu'en 1464- 146 5, où il prit part à la Ligue du Bien Public. Il occupa la Catalogne en 1466 et mourut devant Barcelone, le 16 décembre 1470 (Lecoy de la Marche, Le roi René, t. I, p. 288 et suiv., 357-365, 368-378, 433).

12. Cf. la notice négative au point de vue biographique de G. K-Aynmà, Rondeaux, p. xxxii-xxxiii. — On trouve en 1403 un Mathurin Vaillant, «garde des hommes et femmes de corps du duc d'Orléans en Sologne d'aval et paysdeBerry », demeurant à Fontaines (Bibl. Nat., P. orig., 2908, Vaillant, n» 7) qui pourrait être un

diant la forme d'un acte notarié que « vidima » le duc d'Orléans, et dont Jean Caillau délivra « Vinteyidit » Vaillant dut venir par la suite à Blois, car il eut connaissance de la ballade où le duc Charles assimilait les amoureux aux religieux de l'Observance \ Vaillant composa sur ce sujet un rondeau \ tandis que dans un autre il déclarait craindre le c( filet » du mariage 4. On ne s'étonnera guère de voir ces pièces gracieuses et bien tournées de la part d'un poète qui a laissé un nom dans l'histoire littéraire du xv^ siècle. Sa Cornerie des Anges était célèbre ^ et VEmhusche Vaillant^, où il se montre écoutant deux sœurs disputer d'amour, est un charmant débat, dédié au roi René, mais où l'influence de l'esprit de Blois est très évidente.

Quant à Boucicaut, seigneur de Breuildoré?, en 1455 sans doute il écrivit de même un rondeau sur le thème des amoureux de l'Observance ^ et traita le duc Charles d'apostat de l'amour. Charles lui répliqua, s'excusant sur sa vieillesse. Mais Boucicaut ne se montra pas convaincu et le provoqua de nouveau ^ ; ce qui lui valut une seconde riposte du duc

parent du poète. Mais le Vaillant des poésies a certainement vécu et composé dans la seconde partie du xve siècle. — Je trouve encore en 1481 Jean Vaillant, écuyer, verdier de la forêt de Bord, qui donne quittance au V^e du Pont de l'Arche {Ihid.).

I. Poésies, p. 102-102, 103-104, 104-105. — 2. P. ICI. — 3. P. 337.

4. Ihid., p. 338. — Dans le ms. fr. 25458, p. 434-435, ces deux pièces sont de la même main, et précédées d'une grande signature : Vaillant. On y remarque les graphies nmiidieii, coctidieu, aiisii/osiie, veillesseï, larequemie. Est-ce un autographe ?

5. Jean d'Angoulême l'avait transcrite de sa main dans son exemplaire de la Geste des nobles de Cousinot (ms. fr. 5699).

6. Montaiglon, Recueil de poésies françaises, t. IX, p. 92-147.

7. Ct. la notice de G. Raynaud, Rondeaux, X-XI. — Le ms. fr. 25458 donne la forme Bouciquault p. 437 et BousiquauU p. 4.^8. Le ms. fr. 9223, fol. 28 donne à Mons^ de Bridoré le rondeau Asse:( ne m'en puis nierveiller (Raynaud, op. cit., P- 47)-

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