‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 595 sur 639 · Journal d'un bourgeois de Paris, p · texte numérisé non relu

Journal d'un bourgeois de Paris, p

deaux; elle mangeait des pommes amères, buvait du vinaigre et se serrait trop dans ses robes ' : autant d'horreurs pour cet homme rude qu'était Jamet. Il parla légèrement de cette femme, jeune et exaltée : elle mourut de ses mauvaises paroles, disant : « Fy, Fy de la vie ! » On sut alors qu'elle s'était épuisée, en particulier, à écrire des poésies. Fin qui parut incompréhensible au roi Charles VII : ainsi il apprit qu'il était fatigant de faire des vers. Torcy avait partagé sans doute les goûts et les mélancolies de la dauphine : mais maintenant il disait :

Plus ne me plains, plus ne souspire !

C'était bien la pensée du duc d'Orléans, insoucieux lui aussi des « faits d'Amour » ^ :

Quant j'oy ung amant qui souspire « A, ha, dis je, vela des tours « Dont usay en mes jeunes jours :

« Plus n'en vueil... »

Torcy rimait agréablement et Blosseville, qui fréquenta aussi chez le duc d'Orléans, le prit pour juge de son Débat du vieil et du jeune, à côté de Pierre de Brézé \

C'est en 1458 que Blosseville écrivit un rondeau sur le thème de la Confession, traité déjà par le Sénéchal et le duc d'Orléans ^. « Noble écuyer » : ainsi le salue vers ce temps-là Antoine de Cuise qui lui envoyait ses « fatras » à corriger \

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