Poésies, p
5. Raynaud, Rondeaux, p. 105. La notice de M. G. Raynaud est erronée p. viii-x. Il est hors de doute que Blosseville ne pouvait pas adresser ses vers à Valentine de Milan, morte en 1409 (p. vin, p. 67) : une Valentine était une dame quelconque que l'on choisissait au jour de la Saint Valentin.
On peut donc penser que Blosseville était tenu pour un maître en poésie. Ce qui était juste, à considérer son talent véritable et charmant, ses imitations de Charles d'Orléans toujours libres et heureuses
On ne saurait identifier Blosseville avec Huet de Saint- Mars % noble homme et écuyer. Nous connaissons bien la carrière de ce dévoué serviteur de Charles d'Orléans qui, à partir de l'année 1427, fit vers son maître de nombreux voyages en Angleterre ^ Gouverneur de Blois en 1430 4, il devait, l'année suivante, passer en Angleterre pour la délivrance du comte d'Angoulême^ ; il recevait, en 1433, 28 écus d'or vieux et un diamant^; il est dit, en 1434, seigneur de Saint-Mars, écuyer, gouverneur et bailli de Blois 7. Il demeurait à Blois où le duc lui accordait, en 1435, le bois nécessaire à la réparation de son hôteP. En 1437, il se rendait en Armagnac pour les affaires du duc^ et fut détroussé au retour par le capitaine espagnol Sabaté'°; en 1438, Huet de Saint-Mars était capitaine d'Epernay En 1440, il passait
1. On a encore de lui une ballade sur la mort de Marguerite d'Ecosse (1444), une autre sur la Loyauté des hommes et 30 petites pièces, rondeaux et bergerettes publiés par G. Raynaud (Rondeaux, p. ix). Blosseville est aussi l'auteur du Débat de la demoiselle et delà bourgeoise (Montaiglon, Anciennes poésies, t. V, p. 5-33) et du Débat du vieil et du jeune (Ibid., t. IX, p. 216-237).
2. L'abbé de La Rue, Essais historiques sur les Bardes, t. III, p. 326, 328, qui le nomme Hugues ; G, Raynaud (Rondeaux, p. vu : « il fut un des plus fidèles serviteurs de Charles d'Orléans dont il partagea la captivité en Angleterre ».)