‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 77 sur 639 · Juvénal des Ursins, p. 442 ; Monstrelet, t. I, p · texte numérisé non relu

Juvénal des Ursins, p. 442 ; Monstrelet, t. I, p

7. Bibl. de Blois, Jours., n" 1033 ; De Laborde, t. III, n° 6169.

8. ((Et quidam asserunt quod pro cordis aniaritudine languorem insanabilem incurrerat » (Religieux de Saint-Denys, t. IV, p. 180).

9. Saint-Gelays assure qu'elle dépensa à cet effet plus d'un million (De Maulde, op. cit., p. 22); le 12 août 1407, à Blois, elle fait fondre une partie de ses joyaux, (J^ibl, nat., Pièces prig,, 21 56^ Orléans, n° 391).

daires se manifestait jusque dans ses bijoux, témoin ce diamant en « guise de ne m'oubliez mie » qu'elle porta sur un anneau très peu de temps avant sa mort ^ Le chroniqueur assure, que c'était grand'pitié d'entendre en cet instant ses douloureuses plaintes, et comme pitoyablement elle regrettait ses enfants, entre autres, ce bâtard nommé Jean, qu'elle voyait volontiers, disant « qu'il lui avait été emblé et qu'il n'y avait à peine des enfants qui fût si bien taillé de venger la mort de son père, qu'il était K » C'est dans cette double pensée d'amour et de vengeance que mourut Valentine. Madame d'Orléans fut enterrée dans l'église Saint- Sauveur ^ où elle fut veillée jusqu'à la fin du mois de décembre. Puis on la porta aux Cordeliers où elle reposa dans un tombeau de bronze que soutenaient quatre lions 5.

Qiiant au jeune Charles d'Orléans il était émancipé par lettres du roi données à Tours, le lo décembre 1408 ^ à l'âge de

1. François le Maire écrit dans l'Histoire et Antiquité^ de la ville et duché d'Orléans, Orléans, 1645, P- 124 : « Les Historiens raportent qu'après le deceds de sondit mary, estant comblée de douleurs et de tristesse, comme une pauvre vefve et ses enfans orphelins affligez, elle prit pour symbole et devise une chantepleure ou arrousoir distillant larmes, à l'orifice duquel estoit la lettre S, signifiant Solam sxpe se ipsam sollicitari stispii areque, au-dessus de cette devise Nil mihi prœterea, prœterea nihil mihi : Que seule souvente fois elle estoit sollicitée et souspiroit que: rien tie luy estoit plus et plus ne liiy estoit rien ». Cf. Cl. Paradin, Devises héroïques, Paris, 1621, p. 120-12 1, qui déclare que ces emblèmes se voyaient au tombeau et au chœur des Cordeliers.

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