‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 96 sur 639 · IbicL, p. 88 ; Religieux de Saint-Denys, t. IV,< p · texte numérisé non relu

IbicL, p. 88 ; Religieux de Saint-Denys, t. IV,< p

des bandes étroites, qui étaient de linge et pendaient au bras gauche, comme les diacres portent letole'. Ni les lettres du roi, ni les ambassades de l'Université, ni la reine Isabeau qui alla trouver les Orléanais à Marcoussis, ne pouvaient vaincre leur résolution de venir trouver le roi en armes ^

En ce temps-là, le duc de Bourgogne, qui se sentait sans doute plus faible, montra quelque modération ; il faisait dire au conseil qu'il était prêt à renoncer aux pensions annuelles prises sur le trésor royal et à servir le roi à ses dépens : « Pour lui complaire encore davantage nous retournerons dans nos domaines, conformément à la requête de l'Université, et nous aurons la gloire et le mérite de partir les premiers, pourvu que nous soyons assurés que nos adversaires en feront autant de leur côté \ » Or le duc de Berry était allé se loger en son hôtel de Bicêtre ; Charles d'Orléans en l'hôtel de l'Evêque, à Gentilly ; le comte d'Armagnac à Vitry ; leurs partisans occupaient le faubourg Saint-Marcel et les environs de la porte de Bordelles Ils n'étaient pas venus des terres rouges d'Armagnac aux portes de Paris pour s'en retourner de même, ayant contemplé les fossés et les murailles de la ville.

C'était donc une perpétuelle roberie et destruction de peuple ; car, malgré qu'ils fussent nombreux, les gens de guerre évitaient soigneusement de se rencontrer. Certains Gascons du comte d'Armagnac eussent volontiers rompu quelques lances quand ils vinrent près des portes de la ville ; mais personne ne sortit. Ainsi l'avait ordonné le roi \ Les

î. Monstrelet, t. II, p. 90.

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