‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 98 sur 639 · Religieux de Saint-Denys, t. IV, p · texte numérisé non relu

Religieux de Saint-Denys, t. IV, p

6. Arch. nat., K. 57, n° 4 (Chartres, 12 septembre 1410); extraits dans De Laborde, t. III, n° 6194 et suiv. — Cf. Bibl. nat., Pièces orig., 2710, Sisain, 5.

Les armagnacs

Jean Taranne, changeur et bourgeois de Paris, on vendit la belle nef d'or garnie des images des apôtres et des évangélistes, où une grande croix d'émail soutenait la voile De retour à Blois, Charles d'Orléans faisait régler le rôle des chevaliers, écuyers, archers et arbalétriers de son hôtel ; il se montait à 1482 1. 10 s.^ Mais pour lui-même ses dépenses semblent minimes ; ainsi, le 13 décembre 14 10, il faisait payer io 1. 10 s. un hanap de madré (une sorte de racine de bois très bon marché) 3, un chapeau de velours, une écritoire étoffée de soie, dorée et à ses armes; et, comme l'hiver était rigoureux, des gants moufles de chamois

Charles d'Orléans passa l'hiver à Blois 5 où, le 15 janvier 1411, la reine Isabeau lui fit présenter ses étrennes ^. Il envoyait encore M*^^ Guillaume Sizain, auditeur des comptes, porter dans le Maine et l'Anjou des bijoux qu'il engageait, bassins dor godronés, camées entoures d'émeraudes et de perles, aiguières, images d'or et bénitiers ^ ; à Paris on menait la grande nef d'or ^ On dressait à Blois l'inventaire des joyaux ^ ; Charles empruntait de l'argent à qui

1. De Laborde, t. III, n° 6199. — 12 novembre 1410, quittance par Guillaume Plateau^ changeur de Paris, du change de 2.000 écus (Bibl. nat,^ Pièces orig., 2198^ Plateau, 3) ; de Perrin Maradon, également changeur, du change de i.ooo écus (Bibl. nat., Pièces orig., 183 1, Maradon, 2); de Pierre Fatinet, changeur, du change de 774 écus (Bibl. nat., Pièces orig., iioi, Fatinet, 5).

2. Pour le mois de novembre (Arch. nat., K. 57, n" 6. Blois^, 5 décembre 1410).

3. L. de Laborde, Glossaire français du Moyen Age, 1872, p. 371 et suiv.

4. Les moufles étaient des gants sans doigts ; on disait aussi moufles pour désigner un objet sans valeur (Godefroy, ad. v. Mofle). — De Laborde, t. III, n" 6200, d'après British Muséum add. ch. 2415. Cf. Bibl. nat., Pièces orig., 985, Davy, 39.

5. Le 13 décembre 1410, Charles et ses frères reçurent une lettre de souffrance féodale remettant leurs hommages à un an (Arch. nat., K. 535, n° 25, fol. 12 vo).

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