‹ Vie de Copernic et histoire de la découverte du système du mondeChapitre 22 sur 68 · G8 COPERNIC CHANOINE ET ASTRONOME · texte numérisé non relu

G8 COPERNIC CHANOINE ET ASTRONOME

et répétaient ce spectacle de ville en ville, en s’approchant même du séjour de l’astronome.

Ses amis indignés, l’engageaient à mettre obstacle à ces représentations, d’autant plus que la. foule accourait en masse et applaudissait cette indigne parodie. « Laissez-les faire, répondait Copernic, jamais je n’ambitionnerai les applaudissements de la foule, car ce que je sais, le peuple ne le trouve pas bon, et ce qu’il approuve n’est pas toujours le meilleur. » Il ne faisait qu’interjeter appel des juges incompétents aux juges capables de le comprendre.

L’illustre astronome continua ses observations et ses recherches sans s’inquiéter des railleries des ignorants ni môme des réflexions des savants. Lorsque, dans les froides et brumeuses régions de la Pologne, une nuit limpide et constelîée s'offrait à ses regards, il oubliait vite, dans la contemplation des cieux les petitesses rie la Terre, et devant Dieu seul dont il étudiait l’œuvre il sentait se fixer en son âme la théorie simple et grandiose qui devait immortaliser son nom travers les siècles.

Tandis que de vils histrions le tournaient en ridicule, des juges plus compétents saluaient la gloire de son profond génie. Les mathématiciens avaient connaissance de ses recherches et de la pensée fondamentale de sa nouvelle théorie. Erasme Rheinold, dans son discours sur le système de Ptolémée, sans prononcer le nom dé Copernic , s’exprime dans les termes les plus flatteurs pour lui ; il l’appqlle le maître illustre dont l'ouvrage, destiné à restaurer l’astronomie, est^

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