CARACTÈRE DE COPERNIC
sédait de nombreuses copies de ses lettres ainsi qu’une correspondance suivie. Il faut regretter que l’ami et le confident de l'illustre mathématicien n’ait pas publié ces précieux documents. Dans une de ses lettres adressées à son ancien camarade de collège YVaposki, il lui communique son travail sous le titre de Motu Octavæ Sphæræ, sur le mouvement de la huitième sphère. Gassendi fait mention de ce travail.
Copernic n’aimait - pas à perdre dans des conversations stériles son temps entièrement consacré à l'étude, rie cherchait pas de nombreuses connaissances, et ne prodiguait pasfacilementle nom d’ami. Aussi l’accusaiton parfois d’affecter des mœurs austères. La vérité est qu’il recherchait avec ardeur le commerce des hommes ’de science, et évitait les discussions avec des individus incapables de le comprendre et de l’apprécier: l’évêque de Culm, le polonais Gysius, entr’autres, possédait toute sa confiance et toute son affection. Danliscus, évêque de Warmie, un des successeurs de son oncle Wasselrode, aussi respectable par son savoir que par ses vertus chrétiennes, était son ami. Rhéticus, témoin plus particulier des travaux de Copernic, pénétré d’admiration pour cet homme de génie, lui voua toute son existence; aussi l’astronome polonais l’aima comme son fils.
Les hommes de mérite arrivaient auprès de Copernic attirés par sa renommée, avides de connaître d’avance la nouvelle interprétation du mécanisme céleste L’astronome polonais les recevait avec l’hospitalité qui est proverbiale en Pologne, leur donnait toutes les expli-