‹ Vie de Frédéric OzanamChapitre 125 sur 313 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Lorsque les pauvres viennent à mourir, on a coutume de faire prier pour eux ; quelques membres sont désignés pour suivre , avec son ancien visiteur, le convoi du malheureux décédé ; la conférence fait célébrer une ou deux messes pour le repos de son âme.

Les conférences, en cherchant les moyens de multiplier leurs aumônes, eurent l'heureuse pensée d'établir des vestiaires où l'on réunit les vieux vêtements , les vieux meubles, etc., qui, sans valeur pour ceux qui les donnent, sont précieux pour les indigents. Elles ont organisé des services médicaux ; les pauvres sont gratuitement soignés dans leurs maladies; des abonnements pris chez les pharmaciens leur assurent tous les médicaments dont ils ont besoin. Mais elles s'appliquent surtout à procurer de l'ouvrage à ceux qui en manquent.

De cette dernière pensée naquit l'œuvre du patronage.

En 1835, la Société, qui jusqu'alors avait pris à sa charge quelques orphelins des familles visitées par les conférences, s'adressa à la société des Amis de l'enfance , spécialement établie pour l'éducation des enfants pauvres, en 1831.

Elle les plaça dans une maison d'apprentissage interne , qui se trouvait sous les auspices de l'archevêque de Paris, et que dirigeaient Jes frères des Écoles chrétiennes. De cette œuvre développée et perfectionnée peu à peu naquit celle des apprentis , qui, commencée avec trente enfants, étendait ses bienfaits, en 1859, sur sept maisons et onze cents apprentis adoptés par les conférences de Paris.

Au reste, les œuvres de la société de Saint -Vincentde-Paul embrassent à peu près tout l'ensemble des misères de la vie humaine. Yoici rénumération des œuvres principales auxquelles elle prend une part directe, en suivant l'ordre indiqué par la marche de la vie humaine :

Crèches, salles d'asile;

Patronage des orphelins ;

Placement des enfants pauvres chez les laboureurs ;

Patronage des écoliers, instruction des enfants pour la première communion;

Patronage des jeunes savoyards; patronage des apprentis ;

Patronage des enfants dans les manufactures ;

Instruction des jeunes gens;

Patronage des jeunes libérés;

Patronage des compagnons, patronage des ouvriers;

Propagation de l'instruction chrétienne pour les soldats des garnisons , bibliothèque-école ;

Avocat des pauvres ;

Instruction des pauvres, réunion de la sainte famille, bibliothèques, almanachs, écoles d'adultes;

Secours extraordinaires, mendiants, pauvres honteux, réfugiés;

Voyageurs ;

Visite des prisons, condamnés à mort;

Visite des hôpitaux ;

Asiles pour vieillards, maison de Nazareth, soins aux mourants, funérailles des pauvres.

Telles étaient les œuvres de pure et universelle charité auxquelles se livrait la société, lorsque le duc

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