‹ Vie de Frédéric OzanamChapitre 213 sur 313 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

cette œuvre magnifique ; il en était l'âme et la cheville ouvrière, comme l'attestent ses lettres à M. Bailly et au secrétaire général, ainsi que toute sa correspondance1. Sa chère petite Société, comme il l'appelait, fut sa préoccupation dominante et perpétuelle pendant toute sa vie : au milieu de ses plus rudes travaux, de ses anxiétés sans cesse renaissantes, comme au milieu d'une longue maladie, et jusqu'à son dernier soupir.

Aussi le conseil, qui reconnaissait tout ce que la prospérité de la Société devait à Frédéric, n'hésita pas un instant dans son choix : il le nomma président général à l'unanimité.

L'humilité profonde d'Ozanam et ses nombreuses occupations ne lui permirent pas d'accepter cette charge. Il résista à toutes les instances qu'on put lui faire ; alors on le supplia de vouloir bien au moins accepter la viceprésidence. Il avait repoussé l'honneur du premier rang ; mais il ne repoussa ni le travail ni la peine du second ; car il se crut obligé dès lors, par la position qu'on venait de lui faire, de se dévouer plus que jamais aux intérêts de la société de Saint-Yincent-de-Paul. Au reste, ce devoir était pour son cœur le plus doux qu'on pût lui imposer. "Vice-président jusqu'à la fin de sa vie , il continua à en remplir les fonctions avec un zèle toujours croissant jusqu'à sa dernière heure.

1 Voyez les ve et vie chap.

Page 1