‹ Vie de Frédéric OzanamChapitre 227 sur 313 · Fac me nato cuslodiri · texte numérisé non relu

Fac me nato cuslodiri

Verbo Dei praemuniri, Copservari gratia.

23. Quando corpus morietur, Fac ut animae donetur Tui nati visio.

Ici doit finir la prose de Jacopone. Une main étrangère peut-être y ajouta les deux strophes suivantes :

Omnes stabulura amantes Et pastores vigilantes Pernoctantes sociant.

Per virtutem nati tui,

Ora ut electi sui

Ad patriam veniant. Amen.

Quand on essaye de traduire ces strophes, on sent s'échapper le charme intraduisible de la langue , de la mélodie, et de la naïveté antique.

" 1. Elle était là debout, la gracieuse Mère, tandis que gisait son enfant.

2. Son âme réjouie tressaillait, et, tout embrasée, était traversée d'un rayon d'allégresse.

3. Oh ! que de joie et de bonheur dans le sein de la mère immaculée de son enfant.

4. Elle riait, transportée de joie, en voyant le fruit de son sein, son enfant merveilleux.

5. Quel est l'homme qui ne se réjouirait pas, s'il voyait la Mère du Christ dans une si grande félicité?

6. Qui pourrait ne pas partager son bonheur, s'il contemplait la Mère du Christ se jouant avec son jeune fils?

7. Pour les péchés de la nation, elle vit le Christ au milieu des animaux et livré à la froidure.

8. Elle vit son doux enfant vagissant, mais adoré sous son vil abri.

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