CHAPITRE I
pas de déclarer « que rien ne prouve mieux l'utilité et le mérite de tout ce qui est sorti de la plume de cet auteur, que le grand nombre d'éditions qu'on a tirées de ses livres. Il a traité de presque toutes les parties des mathématiques ; et ses écrits ont été souvent l'école dans laquelle se sont formés ces géomètres célèbres qui, étant venus après lui , ont enfin porté cette science au degré de perfection qu'elle a aujourd'hui. » {Traité de l'arpenta y e et da toisé.)
1° Le premier ouvrage que fit paraître Ozanam fut, comme nous l'avons dit, les Tables des sinus, tangentes et sécantes et des logarithmes des sinus et des tangentes, et des nombres depuis l'unité jusqu'à 10,000, avec un traité de Trigonométrie
î" En suivant l'ordre des temps, la Méthode générale pour tracer les cadrans fut le second ouvrage qu'il publia. Il fut édité la première fois cà Paris, sous le titre de Gnomonique, en 167 3, in-12. Ilenparutune seconde édition en 1685, et une troisième en 1701 chez Jombert, sous ce titre ï la Gnomonique universelle ou la Science de tracer les cadrans solaires sur toutes sortes de surfaces , tant stables que mobiles. A la page 225 de cette dernière, chapitre Ier, au sujet des cadrans portatifs, nous trouverons une réflexion touchante qui montre une fois de plus l'esprit chrétien sous l'influence duquel il composait ses écrits. Il s'agissait de démontrer comment il faut s'y prendre pour tracer un cadran universel sur une croix, et il dit : « Nous commencerons par la croix de notre Sauveur, dont nous avons reçu de si grands avantages que nous n'avons rien dont la mémoire nous soit si chère. »
3° Vient ensuite sa Géométrie pratique, contenant la Trigonométrie théorique et pratique; la Longimétrie , la Planimétrie et la Stéréométrie . Quatre éditions en 1684eten 1689, in-12, chez Michallet; en 1736 et 1761, in- 12, chez Jomhert.
4& Traité des lignes du premier genre , de la construction des équations , etc. Paris, 1687, in- 8. Nous trouvons dans la France littéraire de M. Quérard, relativement à ce livre , la réflexion suivante : « L'auteur servit utilement les mathématiques par cet ouvrage. »
5° Usage du compas de proportion , expliqué et démontré d'une manière courte et facile, etc. ; six éditions.
L'édition de 1 7 i 8, qui est celle que nous avons sous les yeux , renferme l'approbation flatteuse qui suit : «M. Bélidor, censeur royal, ancien professeur de mathématiques aux écoles d'artillerie de la Fère, etc.: J'ai lu, par ordre de M"r le chancelier, les œuvres de M. Ozanam , contenant le Dictionnaire, le Cours et les Récréations mathématiques , un traité d' arpentage , la Géométrie pratique, l' Usage du compas de proportion, la Méthode pour lever les plans et les Eléments d'Euclide. Les ouvrages de M. Ozanam ayant servi jusqu'ici d'école à presque tous ceux qui se sont appliqués aux mathématiques depuis qu'elles ont été regardées en Europe comme la base de toutes les sciences , il y a apparence que cette nouvelle édition de ses œuvres sera aussi bien reçue du public que l'ont été les précédentes. » (Paris, 24 février 1746. — Bélidor.)
L'éditeur Charles-Antoine Jombert , libraire du Roy pour l'artillerie et le génie, qui a imprimé plusieurs fois