‹ Vie de Frédéric OzanamChapitre 3 sur 313 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

pour en faire l'objet de toutes ses veilles et de tous ses travaux. Il s'appliquait à démontrer comment l'Église avait su tirer des ruines romaines et des tribus campées sur ces ruines une société nouvelle, capable de posséder le vrai, de faire le bien, de former des héros, c'est-à-dire de donner des saints.

La civilisation des ^barbares devait être le premier jalon planté pour éclairer la marche du voyageur lettré qui voudrait avec lui parcourir ces siècles obscurcis par de sombres nuages. Les poètes franciscains et le Dante étaient comme le phare qui indiquait le terme de cette course savante. Déjà, dans une multitude de notes qu'il accumulait depuis vingt ans , il avait préparé en grande partie les matériaux qui devaient combler cette immense lacune et remplir le plan qu'il s'était tracé. Mais Dieu, dont les desseins sont impénétrables, Dieu, dont nous avons tous besoin, et qui n'a besoin d'aucun de nous, s'est déclaré satisfait : il a voulu couronner d'une éternelle gloire l'œuvre d'Ozanam , quoiqu'elle ne fût, pour ainsi dire, qu'ébauchée.

Malgré ses immenses travaux littéraires, malgré la préparation de son cours, le désir de prendre part à la grande et magnifique œuvre de la Propagation de la foi lui inspira plusieurs articles

Page 1