‹ Vie de Frédéric OzanamChapitre 5 sur 313 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

unique préoccupation. Les obstacles, loin d'arrêter son zèle , ne faisaient que redoubler son ardeur et son courage. Son dévouement pour les pauvres était, on peut le dire, sa passion dominante. Il lui aurait volontiers sacrifié ses succès et sa gloire, d'autant mieux que pour lui c'était l'unique solution du grand problème de la lutte contemporaine entre ceux qui ont trop et ceux qui n'ont pas assez.

En 1832, il écrivait à un de ses cousins : « Je voudrais que tous les jeunes gens de tête et de cœur s'unissent par quelque œuvre charitable, et qu'il se formât pour tous le pays une vaste association généreuse pour le soulagement des classes populaires. » Dans une autre lettre, l'ambition de sa charité va jusqu'à désirer que cette vaste association envahisse non seulement la France, mais l'univers entier; pensée bien digne de celui qui fut l'un des principaux instigateurs et fondateurs de la société de Saint-Vincent- de - Paul. La Providence s'est chargée de réaliser ce vœu qui semblait peut-être présomptueux, en répandant les conférences jusque dans les contrées les plus lointaines. On ne peut nier ici une intervention divine en faveur d'une société qui a pour simple devise : Ne point se faire voir, mais se laisser voir.

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