DANS LE STYLE DE BOSSINI
tous les deux ans. Souvent aussi Rossini a du écrire pour des voix fatiguées. S'il les eut laissées scoperte, chantant seules , avec peu d'accompagnements, ou s'il leur eût donné à exécuter des chants larges et soutenus (spianati e sostenuli), il aurait eu à craindre que les fautes de chant ne fussent trop évidentes, trop distinctement entendues, et fatales au maestro comme au chanteur. Un joiir qu'on lui reprochait à Venise l'absence des beaux chants bien développés sur les mesures lentes : « Dunque non sapete per che cani io scrivo? répondit-il; donnez-moi des Crevelli , et vous verrez. » Il est à peu près convenu que pour les grandes salles, il faut multiplier les morceaux d'ensemble; la Gazza Ladra, écrite pour l'immense salle de la Scala, paraît d'un effet plus dur qu'elle ne l'est réellement, jouée dans une petite salle fort silencieuse comme Louvois, et par un orchestre qui méprise les nuances et regarde le piano comme un signe de faiblesse.
ff'^Urrltano m J|)ûlmira.