‹ Vie de G. RossiniChapitre 47 sur 56 · GH MOÏSE, LI COMTE OR Y · texte numérisé non relu

GH MOÏSE, LI COMTE OR Y

qui a fait cette pièce en vaudeville, pour le théâtre de Madame, en un acte, le donna;» Rossini afin qu'il l'arrangeât en musique. Rossini qui ne reste jamais court, commença, et l'opéra parut dans un mois de temps, en deux actes. M. Adolphe Nourrit, Derivis, mademoiselle Cinti, etc., ont rivalisé de zèle et d'ardeur pour contribuer au grand talent du célèbre maître.

L'air chanté par Adolphe Nourrit :

Que les destins prospères,

est, et sera longtemps un des premiers airs de ténor du répertoire; quelle modestie dans les accompagnements ! Le duo qui suit entre Nourrit et la Cinti est admirable; le second acte commence par le chœur le plus parfait qu'on puisse entendre. Je ne poursuivrai pas mes détails sur cette musique ; il suffit de vous demander quel est l'homme qui voit dans son vivant son immortalité. Cependant on pourrait me taxer de négligence si je ne disais un mot sur le célèbre chœur des Buveurs ; que de feu , que d'entraînement , que de vivacité ! on semble être transporté, c'est le mot propre; je conseillerai à tous les vrais amis de l'art mu-

ET LE SIEGE DE C0RINT1IE. 10i>

sical d'aller entendre ee morceau , et alors on dira : ô divin, ô sublime! Je (inirai pour pouvoir entrer dans plus de détails à l'égard de la partition de toutes les partitions.

(Guillaume 3WI.

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