‹ Vie de G. RossiniChapitre 9 sur 56 · L'ITALIENNE A ALGER · texte numérisé non relu

L'ITALIENNE A ALGER

descendre jusqu'à exprimer les détails de ce raisonnement ; tout le monde s'écriait en mourant de rire : Sublime ! divin !

Le génie, dans Y Italienne à Alger, finit avec le magnifique trio qu'on a trouve trop gai pour Paris ; l'air de la fin est à la fois un tour de force en faveur de madame Marcolini ; où trouver une prima dona d'une poitrine assez robuste pour chanter un grand air à roulades à la fin d'une pièce aussi fatigante ? Voilà de ces choses qui embarrassent en Italie, et empêchent quelquefois de donner Y Italienne ; à Louvois , mademoiselle Naldi a chante cet air-là comme tous les autres.

Cet air est en même temps un monument historique. Quoi! un monument historique dans le final d'un opéra bufTa? Hélas ! oui , messieurs; cela est peut-être contre les règles, mais cela n'en a pas moins l'audace d'être.

« Songe à la patrie, sois intrépide , » Accomplis ton devoir; ■ Pense que l'Italie a A vu plus d'une fois » Parmi ses enfants des exemples Sublimes de valeur et de dévouement.

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