‹ Vie de J.B.P. MolièreChapitre 151 sur 221 · CHAPITRE XVII 0ii · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII 0ii

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Robinet orna sa lettre du 25 février 1673 .

Plans cet obscur tombeau repose Ce commue chrétien, ce grand peintre 4e mœurs,

Et du jaune métal gagnoit a pleine, mains.

Ci-gît ce Moine de La terre Qui si souvent lit rire et la ville et *««,

Une lui prit jamais envie D'appeler à son aide aucun des médecins. nSama contre eux presque toute-- Et néanmoins par eux il finit ses destins .-,

P»mI oassant, ce que J'en puis dire, .ioo^uèS^autantq'uUrutsurlebonp.e

Ft travesti iadis à l'aire chacnn u\t.

S iSusCtte tombe à faire à tousp.be.

N Note de Brossette sur répitre vu de BoUeau reproduite dans JUW- a-pSST^^S- iNote de fauteu,,

La Fontaine, qui, en 1661, s'était si hautement écrié ■ « G est mon homme ! » fit le huitain suivant :

Sous ce tombeau gisent Plaute et Térence; Et cependant le seul Molière y gît :

Leurs trois talents ne formoient qu'un esprit, Dont le bel art réjouissoit la France.

Il- -ont partis, et j'ai peu d'espérance De les revoir. Malgré tous nos efforts, Pour un long temps, selon toute apparence Térence et Plaute et Molière sont morts.

Le savant Huet, qui était alors sous-précepteur du

Dauphin et qui fut plus tard éveque d'Avranches, composa quatre vers latins que Grimarest nous a conservés et traduits :

Plaudebat, Moleri, tibi plenis aula theatris;

Nunc eadem mœrens post tua i'ata gémit. Si risum nobis movisses parcius olim,

Parciu>. lieu! lacrymis tingeret ora dolor.

Molière, toute la cour, qui fa toujours honoré de applaudissements sur ton théâtre comique, touchée aujourdnui de ta mort, honore ta mémoire des regrets qui te sont dus : toute la France proportionne sa vive douleur au plaisir que tu lui as donné par ta fine et sage plaisanterie. C est une faible et lâche traduction qui rend à peine le sens des vers de Huet.

Plus d'un sentiment de regret se lit jour jusque dans les rangs du cierge. Le Père Bouhours, notamment, composa en 1 honneur de Molière des vers qui méritent d'être cites :

Ornement du théâtre, incomparable acteur,

Charmant poète, illustre auteur,

C'est toi dont les plaisanteries Ont guéri des marquis l'esprit extravagant;

st loi qui par les momeries As réprimé l'orgueil du bourgeois arrogant.

Ta muse en jouant l'Hypocrite, A redressé les faux dévots; La précieuse à tes bons mots A reconnu son faux mérite;

ne.

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