‹ Vie de J.B.P. MolièreChapitre 167 sur 221 · CHAPITRE XVTII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVTII

draient un semblable résultat A une cho « , U>«t J* F» reconnaît que la même plume a ^ £-««-. termelé qu'il v a dans tous la même net ete e tu d'expression: enfants du gen te *•*££■££ pensées les plus modestes, votent ckirement dans leu, , .

et ne manquent jamais de bien due te qt

propos. ci,,L-oaneare et en dépit du maître

Molière a, comme Shakespeare ei

de philosophie de M Jourdain «^«^ blancs,

modes de langage : les vers, la prose, ,* "■ ^

qui forment un terme moyen entre £*"«££ £»

11 b,em^ft'aV-qea^uï\?rUaXm^t- dompté et l'a CSS Montée e exigences du <^ogue • com.qu.Le peu d'efforts qu il lm » «"g^*^ On connaît les ^VS^*^ poète au début de la deuxième satire :

Rare et sublime esprit dont la fertile veine

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sur notre langue rebelle. remarque que Molière

Depuis longtemps on a fa t la ^marque qu

dans ce'mode; de même les scen s é U^ r4 M ^

3i4 VIE DE MOLIÈRE

ridicules, la Critique de V École des Femmes ou l'Impromptu, ni dans le Bourgeois gentilhomme, le Malade imaginaire, le Médecin malgré lui, Pourceaugnac, etc. Nous ne saurions être de l'avis de La Harpe et de Génin, qui supposent que Molière, après avoir mis la mesure, se proposait de mettre la rime, mais qu'il n'en eut pas le temps, comme si la rime pouvait se coudre après coup comme une broderie à un pourpoint. Shakespeare passe de la prose aux vers blancs et des vers blancs aux vers rimes, suivant le ton de la scène et le mouvement de l'action. Molière ne mêle pas la rime et la prose ; le rythme qu'il imprime par mom-nts à celle-ci reste un secret de l'écrivain : et peut-être un instinct de l'artiste.

On a vu au courant de cette biographie si Molière a réuni les qualités morales qui doivent accompagner le génie comique pour qu'il accomplisse sa destinée; s'il eut la souplesse et l'énergie, la prudence et la hardiesse, la persévérance indomptable. Ces qualités ne sont pas les seules qu'on doive lui reconnaître. On a longtemps célébré sa vertu, qui égalait, di-ait-on. son génie. C'est la thèse de Chamfort et de Lemercier. J.-J. Rousseau autrefois, M. Weiss récemment, ont affirmé, au contraire, que les mauvaises passions furent les véritables ressorts de son génie. Il y a de l'exagération dans le jugement des uns et des autres, mais surtout, à notre avis, de la part des derniers. Que Molière n'ait pas été une âme paisible et rigide, qu'il ait eu certaine âpreté de caractère, d'opiniâtres rancunes, des entraînements qu'on ne saurait entièrement approuver, on peut n'en pas disconvenir. Faire de Molière un Grandisson, c'est ridiculement se méprendre. Mais de tout ce que l'on sait de lui. il ressort avec une incontestable évidence que ses sentiments étaient élevés et généreux, qu'il avait une vive sensibilité, une droite raison, un grand amour de la sincérité et de la justice : cela doit sutfire, pour qui ne place pas son idéal trop au-dessus de l'humanité, à compenser quelques erreurs ou quelques faiblesses : et. en effet, le spectacle de sa vie ne fait pas tort à l'admiration que ses ouvrages inspirent.

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