IV INTRODUCTION
dépense, et se livrait à une vie joyeuse, dont ses ennemis ont du reste beaucoup exagéré les désordres. Ce qu'il y a de sur, c est qu en vrai poëte qu il était, ce fut Tamour qui le sauva.
Il s'éprit, on ne sait trop comment, d'une jeune fille nommée Claudine Denosse, simple et aimante, et qui, pour le moment, valait mieux que lui, car elle était sage, et voulait rester telle. Bèze rencontra auprès d'elle une résistance à laquelle il n'était point accoutumé. Rang, position, fortune, tout s'opposait entre eux à une union; Bèze eut dû d'ailleurs avant tout abandonner ses riches bénéfices, rompre dès lors avec le monde opulent qu'il fréquentait, avec tous ses projets d'avenir. Il fit un premier pas dans cette voie, et