‹ Vie de J. CalvinChapitre 33 sur 95 · XXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVIII INTRODUCTION

supplice de Servet, il acceptera hautement la responsabilité de ce crime j et lui, hérétique au premier chef, il soutiendra, à la face de l'Europe, que c'est un devoir pour l'Église de brûler les hérétiques. Nulle défaillance, nul besoin d'appui; il a des collaborateurs, mais peu d'amis, Viret, Bèze, Farel surtout, aussi implacable que lui ; et de ceuxlà même, il ne tolère pas la contradiction.

Son regard dur et impérieux imposait aux enfants, aux faibles, révoltait les forts. Violent et emporté, « enclin de soy mesmes à colère », écrit Th.

de Bèze , sa parole était âpre , brève , acerbe. De son temps déjà, on disait qu'il vaudrait mieux être en enfer avec Mélanchthon qu'en paradis avec lui.

Page 1