‹ Vie de J. CalvinChapitre 40 sur 95 · XLVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVIII INTRODUCTION

n'a conscience d'elle-même qu'unie au corps, c'est-à-dire amoindrie; et cela est vrai de toutes les hautes vérités sociales ou religieuses, on ne peut les réaliser ici-bas sans les mutiler. Mais Calvin n'a ni la finesse d'aperception, ni la susceptibilité intellectuelle qui pourraient l'arrêter dans cette voie. Il possède au contraire toutes les qualités nécessaires pour tirer de ces abstractions leur équivalent pratique, pour les fondre dans une organisation qui en soit l'expression aussi exacte que possible, et ainsi, sans les dénaturer, les rendre fécondes. Il a une foi aveugle dans la vérité de son principe, car il croit avoir découvert l'absolu; et il met au service de cette conviction que rien ne saurait ébranler, une énergie indomptable, une opiniâtreté invincible.

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