Commentarii in epistolam Pauli ad Corinthios
3. u4 divertissement très-utile du grand profit qui reviendrait à la chrestienté ^ s'il sç faisait in-
vre non seulement l'abus et Tidolatrie qui s'y commet, mais aussi les mensonges tout évidents des prestres, quand en divers temples, villes et pays, les uns et les autres se disent avoir une mesme chose. Or il n'a pas comprins le tout, mais seulement amené quelques exemples, combien que ce soit en assez bon nombre et des choses qu'on ne peut nier. Cependant son intention estoit d'augmenter ledit livre, si desdits pais il eust peu estre adverti d'autres semblables pièces, comme il y en a infinies outre celles dont il fait mention. Et de faict, souvent en se riant il tansoit aucuns de ses familiers et amis, de ce qu'ils n'avoyent procuré de recouvrer plus amples mémoires de telles
ventaire de tous les corps saincts et reliques qui sont tant en Italie quen France, Allemaigne, Espaigne et autres royaumes et pays.
choses. Toiitesfois quant à la France, il n'y a pas plus gueres à craindre en cest endroit -la, Dieu merci. Car la guerre a esté tellement occasion d'oster, arracher et briser tant de ces fatras, qu'il ne reste plus sinon de prier Dieu, qu'il luy plaise par un moyen plus doux aux peuples de la terre, oster ce qui en est encores demeuré ou en France, ou aux autres pais. Ledit livret fut traduit en latin par M. Nicolas des Gallars, Tan 1548.
L'an 1547, il mit en lumière son livre, nommé Le contrepoison à V encontre des actes du concile de Trente'^ \ où il traitte comme il faut ces révérends pères, et confirme les fidèles en la simplicité de la doctrine de l'Escriture. Tant y a que messieurs du concile sont demeurez muets, et n'ont sceu
\' Act.a synodï Trldentlnx, cum antidoto.
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maintenir les décrets de leurs sessions; car ce n'est que foin et paille, qui sont consumez si tost que le feu vif de la saincte Escriture y est apporté. Il escrivit aussi Tepistre aux fidèles de Rouen*, imprimée entre ses opuscules, par laquelle il les advertissoit de ne se laisser tromper par les erreurs d'un certain cordelier, prisonnier pour la parole de Dieu, comme aucuns d'entre eux pensoyent; mais qui à la vérité estoit un libertin, plein de resveries pernicieuses.
L'an 1548, il fit ses Commentaires sur les epistres de S . Paul aux Galates^ Ephesiens^ Philippiens^ Colossiens ^ ;
1 . Contre un franciscain sectateur des erreurs (tes libertins y adressé à C Eglise de Rouan.
2. Commentarii in quatuor Pauli epistolas ad Galatas^ ad Ephesios, ad Philippenscs, ad Colossenses.
item suj^ les deux epistres à Timothée^ . Il composa aussi son livre contre IV/iterim'^^ où il monstre le vray moyen d'une bonne paix chrestienne et de reformer l'Eglise , estre de demeurer en la parole de Dieu , qui est la doctrine des prophètes et apostres; et non pas de forger une religion de diverses pièces à la fantasie des hommes. Davantage, il escrivit contre l'astrologie judiciaire, pour monstrer que telle curiosité n'est nullement convenable aux chrestiens' ; comme la il déduit la chose bien pertinemment, combien que ce soit sans prolixité ennuyeuse.
Or j'ay compris jusques ici les livres