Commentar'iorum in açta apostolorum liber l
le temps fust fort incommode, à cause des pluyes et froidures, il se mit en chemin pour l'aller voir. Ce qui fut une grande consolation audit Farel, d'ouïr encore sur la fin de sa vie, comme il pensoit, Calvin, son ancien compagnon en l'œuvre du Seigneur, et lequel il avoit tousjours en admiration et révérence comme un vray organe de l'esprit de Dieu. Or Calvin y ayant demeuré quelques jours, voyant que c'en estoit fait, et que sa présence n'y servoit plus de rien, le laissa comme tirant à la mort, et ne parlant plus; en sorte que le médecin mesmes, assavoir M. Philibert Sarrazin, estimoit la fin en estre prochaine. Toutesfois Dieu le restaura un peu après contre toute espérance. Ainsi furent bien trompez aucuns malins gaudisseurs * , qui suivant leur façon de