CONCLUSION
drait admettre que Jésus a voulu favoriser cette erreur en se cachant désormais à leurs regards, supposition absolument contraire au divin caractère du Rédempteur.
Nous pouvons donc appliquer à Tascension ce que nous avons dit à propos de la naissance surnaturelle de Jésus. Uun et Tautre fait sont solidement établis sur la double base de la conviction apostolique et de la conscience chrétienne. Ainsi la fin de Texistence terrestre du Seigneur correspond au commencement. Toutes les parties de cette histoire divine sont liées entre elles d^une manière indissoluble ; on ne peut en ôter une sans mutiler le tout et sans lui enlever sa véritable signification. Le christianisme repose sur des faits surnaturels : il reste ou tombe avec eux. C'est la croyance à ces faits qui constitue la foi chrétienne; 'c'est par elle que la vie divine a été, dès le commencement, communiquée aux hommes ; c'est elle qui transforme l'humanité à travers les siècles, qui la dégage peu à peu des entraves de la vie terrestre ; c'est elle qui change les hommes de glehw adscripti en citoyens du ciel, et les fait passer de l'esclavage de la nature à la liberté de la vie divine. — Hors de cette foi, il peut bien rester encore des effets, des résultats produits par le christianisme ; mais du christianisme lui-même, mais d'une Eglise chrétienne dans le véritable sens du mot, il ne peut plus en être question.
Pm DU SECOND VOLUIU.