‹ Vie de Jésus ou Examen critique de son histoireChapitre 24 sur 110 · VI · texte numérisé non relu

VI

Explicalion naturelle des rationalistes. — Eichhorn. — Paulus.

En Angleterre de nombreux apologistes, en Allemagne la plupart des théologiens, défendirent, les premiers contre

oO iNTRObUCTION'. § vî.

iesdt'isles anclnis, ies secoinis contre r.iuonjmc de ^^ olfcnbiitto!, \,\ réalitô de la révélation biblique, et tinrent ferme, an point de vue snrnnturel, pour le caractère divin de l'histoire du peuple d'Israël et de celle dvs origines chrétiennes. Pendant ce temps, une autre classe de théologiens allemands chercha une nouvelle i?sue pour échapper au\ difiîcultés. L'idée qu'Évhémère avait adoptée pour l'interprétation des anciennes légendes divines présentait deux voies qui , dans le fait, furent suivies l'une et l'autre : ou bien on considérait les dieux de la religion populaire comme des hommes bons et bienfaisants de l'âge primitif, comme des législateurs sages et des princes justes, que les contemporains et la postérité, dans leur reconnaissance, entourèrent d'une auréole divine; ou bien on v vovait (Tes imposteurs adroits, des tyrans cruels qui, pour subjuguer les esprits du peuple, s'enveloppèrent des voiles de la divinité. De la même façon, l'histoire biblique étant toujours considérée du point de vue jiurement humain , tandis que les déistes, suivant la seconde voie, en regardaient les personnages comme des pervers et dos trompeurs, la première voie restait encore ouverte, et il était loisible, tout en dépouillant ces personnages de leur divinité immédiate , de leur accorder, en échange, un caractère humain exempt de dégradation; il était loisible, tout en renonçant à admirer leurs faits et gestes comme des miracles, de ne pas les noircir comme des tours de supercherie, et de les expliquer comme des actes, naturels, il est vrai, mais moralement irré|'réhensibles. Le naturalisme, particulièrement hostile au christianisme de l'Église, était ])orté à l'iuterjîrétation défavorable; mais le rationalisme, qui \ouhiit rester dans le sein de l'Église , sentait le besoin d'adopter l'interprétation favorable.

Eichhorn a immédiatement tourné cette nouvelle manière de \oir contre les opinions du naturalisme dont il s'agit ici, dans un examen critique des Fragments de ^V olfenbi'it-

IMRODLt/âlOS. ^ VI. 31

tei(l). Il esl (i'i»ccor(i avec l'auleur des Fragmeiils pour ne pas reconnaîlre une intervention immédiate de la divinité, au moins dans l'histoire primitive de l'Ancien Testament. Les recherches mythologiques d'un Hcyne avaient déjà assez agrandi son horizon pour qu'il sentît qu'il fallait ou admettre cette inlervention chez tous les peuples dans leur âge primitif, ou la nier chez tons. Chez tous les peuples, observait-il, en Grèce, comme dans l'Orient, tout ce qui était inattendu et incompris était rapporté à la divinité; les sages de ces nations vivaient toujours en communication avecdes ôtressupérieurs. Tandis que ces récits (ainsi Eichhorn continue à développer sa pensée) étaient, pour l'histoire hébraïque, entendus toujours littéralement, on avait l'habitude, hors de cette histoire, d'expliquer de telles matiifestations par la supposition d'une tromperie , d'un grossier mensonge, ou de légendes altérées et corrompues. Mais évidemment, ajoute Eichhorn, la justice exige que l'on traite les Hébreux et les non-ÎIébreux de la môme façon , et il faut ou placer, comme les Hébreux , toutes les nations durant leur enfancesouslinllucuce commune d'êtres supérieurs, ou refuser de croire des deux côtés à une telle influence. Y croire universellement, cela est sujet à réllexion; car les religions qui se prétendent révélées sous cette inlluence ont un fonds qu'il n'est pas rare de trouver en défaut; puis il est difficile d'expliquer comment l'humanité est sortie de cet état de minorité pour arriver à son émancipation ; et enfin, plus les temps deviennent éclairés et les renseignements certains, plus ces interventions immédiates de la divinité disparaissent. Par conséquent, si l'action d'êtres supérieurs doit être niée chez les Hébreux comme chez d'autres peuples, la manière de voir que l'on a appliquée jusqu'à présent à l'antiquité païenne semble, dit Eichhorn, se présenter

(1) Examea des autres teuvrcs non allgeineinerDibUotltek,''rstri Bd ,V'^u encore iin]>riiiice.s de l'atiteur des Frag. 2"'* Sliick, ments de fVolJenbiUtel, dans Eichhorn's

naturellement aussi pour l'histoire primitive de la nation hébraïque, à savoir, que ces prétendues révélations couvrent la fraude et le mensonge, ou reposent sur des légendes défigurées ou corrompues; et c'est aussi ce qu'a fait l'auteur des Fragments de A\ olfenbiiltel pour l'histoire de l'Ancien Testament. Mais, en y regardant de plus jirès, continue Eichhorn, on s'effraie d'une telle supposition. Quoi! les plus grands hommes des premiers siècles , qui ont exercé une influence si forte et si bienfaisante sur la civilisation de leurs semblables , auraient tous été des imposteurs , et cela sans que leurs contemporains s'en doutassent !

D'après Eichhorn, on n'est conduit à une aussi fausse représentation que parce qu'on néglige de concevoir ces anciens documents dans l'esprit de leur temps. Sans doute, s'ils parlaient avec la précision philosophique de nos écrivains actuels, il faudrait y voir ou une réelle intervention divine ou la supposition mensongère d'une telle intervention; mais, provenant d'une époque primitive qui n'avait point de philosophie, ils parlent, sans artifice, d'intervention divine conformément aux idées et au langage de l'antiquité. Nous n'avons, il est vrai, aucun miracle à admirer, mais nous n'avons, non plus, aucune fourberie à démasquer; il ne faut que traduire dans notre langue actuelle la langue des premiers siècles. Tant que le genre humain , observe Eichhorn, n'avait pas encore pénétré la véritable origine des choses, il dérivait tout de forces surnaturelles ou de l'intervention d'êtres supérieurs; les hautes pensées, les grandes résolutions, les inventions et les dispositions utiles , et surtout les songes à vives images, étaient des effets de la divinité sous l'influence immédiate de laquelle on se croyait placé. Les preuves de connaissances et de talents remarquables par lesquelles un personnage excitait l'étonnement du peuple passaient pour des miracles, pour des signes de forces surnaturelles et de communications particulières avec

(les êtres supérieurs j et ce n'est pas le peuple seul qui était dans cette croyance : les hommes distingués dont il est ici question n'avaient eux-mêmes aucun doute sur ce sujet , et se vantaient , avec une j)leine conviction , de relations mystérieuses avec la divinité. Eicliliorn remarque que personne ne peut avoir rien à objecter contre la tentative de résoudre en événements naturels les récits de l'histoire mosaïque, et en môme temps il accorde les préliminaires de l'auteur des Fragments de Wolfenbiillel ; mais il ne veut pas en conclure avec cet écrivain que Moïse ait été un imposteur, et il repousse cette conclusion comme téméraire et injuste. Ainsi Eichhorn , avec les interprètes naturalistes, enleva à l'histoire biblique son fond immédiatement divin : seulement le rellet surnaturel qui y est répandu, il l'attribua, non, comme eux , aux couleurs trompeuses que la fraude y avait mises à dessein , mais à l'effet naturel de la manière dont la lumière de l'antiquité s'y projetait.

Dès lors, avec ces principes, Eichhorn essaya d'expliquer les histoires d'un Noé, d'un Abraham, d'un Moïse. La vocationdecedernier,dupointde vuede son temps, n'est pasautre chose que la pensée, longtemps méditée par ce patriote, de délivrer son peuple, pensée qui, se remontrant à son esprit dans un rêve avec une nouvelle vivacité , fut prise par lui pour une inspiration divine. La fumée et la flamme sur le Sinaï , lors de la promulgation de la loi , furent un feu qu'il alluma sur la montagne pour aider ù l'imagination de son peuple, et avec lequel, par hasard, coïncida un violent orage; l'apparence lumineuse de sa face était une suite de son grand échauffement, et Moïse lui-même, qui en ignorait la cause, y vit, avec le peuple, quelque chose de divin.

Eichhorn fut plus retenu dans l'application au Nouveau Testament de ce mode d'explication , et ce furent principalement quelques faits de l'histoire des apôtres qu'il se permit

d'y soumettre , tels que le miracle de la Pentecôte (1), la conversion de l'apôtre Paul (2), et les nombreuses apparitions angéliques fS). Ici aussi il ramène tout au langage figuré de la Bible ; et , par exemple , pour les apparitions , un basard beureux, dit-il, y est appelé un ange qui sauve; une joie spirituelle , un ange qui salue; un adoucissement intérieur, un ange qui console. Au sujet des évangiles nous verrons, cbose frappante, que Eicbborn tantôt sentit avec raison que l'explication naturelle est inadmissible, tantôt môme s'éleva dans plusieurs récits à une interprétation plus haute.

Il parut, dans le même esprit, plusieurs écrits qui firent entrer, en partie au moins, le Nouveau Testament dans le cercle de leurs explications [li). Mais le docteur Paulus, le premier, devait s'acquérir la pleine gloire d'un Evhémère cbrétien , par son Commentaire sur les évangiles, publié à partir de 1800. Dès l'introduction de cet ouvrage (5), il pose comme le premier devoir de celui qui approfondit l'histoire biblique, de discerner ce qui, dans cette histoire, est fait, et ce qui est jugement. Pour lui, un fait est ce qui a été éprouvé, au dehors ou au dedans d'elles-mêmes, par les personnes ayant j)ris part à un événement; un jugement est la manière dont ces personnes ou les narrateurs ont interprété et ramené aux causes supposées ce qui a été ainsi éprouvé. Mais, d'après Paulus, ces deux parties constituantes se mélangent et se confondent aussi bien dans les acteurs mômes des événements que dans les narrateurs postérieurs et dans les historiens, avec tant de facilité, que le jugement ne peut plus être séparé du fait, et que l'un et l'autre sont,

(1) Eichhorn's allgem. Bibliothek ^ i ikrer waliren. Gestalt fur œchle C/tristus- B., 1, 91 ff.; 2 , 757 ff.; 3, 225 ff. verehrer, 1799.

(2) Ibid., 6 B , S. 1 ff. (5) 1 Ed., S. 5 ff. Comparez Das

(3) Ibid., 3 B , s. 381 ff. exegetiscite llanclbitch iiber die drei ers- {U) Par exemple, Etk , /^<;riMf A iiber ten Evangelieii, iS30-33,lJjà.,i Ahth.,

die ff^undergerscliichten des X. 7"., 1795; S. li ff. C'est une édition nouvelle et (Venturini) Die Jf'under des N. T. in corrigée du Commentaire.

INTRODLCTiON. § Vt. 35

avec une égale assurante historicjue, crus el raconlés ulté rieuiemeiit. Celte confusion aussi est |iarticuliirement rnanifeslc dans les livres historiques du Nouveau Testament, car au temps de Jésus la disposition dominante était toujours d'assigner tout incident rra|:j)ant à une cause insisibie, surhumaine. Le principal travail de l'historien qui recherche les faits doit donc être, nommément en ce qui touche le Nouveau Testament, de séparer ces deux parties constituantes, si étroitement unies, el cependant de nature si différente, el de dégager le fait pur hors des opinions des hommes et du temps comme un noyau hors de son enveloppe. Le procédé à suivre est, quand on manque d'une relation plus exacte qui serve de contrôle et de rectification , de se reporter en imagination, aussi vivement qu'il est possible, au théâtre des événements et au point de vue de l'époque, et, sur ce terrain, de travailler à compléter le récit primitif par la supposition de circonstances accessoires que le narrateur luimême, engagé dans la croyance au surnaturel, a souvent négligé d'indiquer. On sait de quelle farjon Paulus, en conformité à ces principes, a traité l'histoire du Nouveau Testament dans son Commentaire et récemment dans son L^re sur la vie de Jésus (1). li lient fermement à la vérité hi>lorique des récits ; il s'efforce d'introduire dans l'histoire évangélique un étroit enchaînement de dates et de faits, mais en môme temps il la dépouille de tout son fond immédinteraent divin, et il nie toute intervention surnali;relle de foices supérieures. Pour lui, Jésus n'est pas le fils de Dieu dans le sens de l'Église, mais c'est un homme sage et vertueux ; ce ne sont pas des miracles qu'il accomplit, mais ce sont des actes tantôt de bonté et de philanthropie , tantôt d'habilelé médicale, tantôt de hasard et de bonne fortune (2).

(1) Hciclclberg . 1828 , 2 B<]e. pnblici's à partir de 1782 [Briefe uberdie

(2) De nic'me «jik; parmi les prérnr- Dibelim l''nlkstone'), de inôine il eiif un seurs de l'uulus , Lahrdt s'est fait parti- sufecsseiir qui se livra a un travail .lu culièrcment remarquer par ses Lettres «n'itie gei)T-e, d.ins Vetitiiiini, an'e-"- de

Dans cette manière de concevoir l'histoire biblique, commune à Eichhorn et à Paulus, il y a une supposition nécessaire, c'est que les documents de cette histoire, les écrits de l'Ancien et du Nouveau Testament, ont été rédigés avec beaucoup d'exactitude et de fidélité, par conséquent très peu de temps après les événements qui y sont racontés. Car s'il est possible dans un récit de séparer le fait primordial du jugement qui y est môle, il faut que la relation soit encore très pure et originale. Dans une relation rédigée j)lus tard, et moins originale, je n'aurais aucune garantie que ce que je regarde comme la chose réelle, comme le fait, n'appartînt pas aussi à l'opinion et à la légende : aussi Eichhorn essaya-t-il de rapprocher autant que j)0ssiblc des événements eux-mêmes la rédaction des documents et surtout des livres de l'Ancien Testament ; et lui et les théologiens qui pensent comme lui ne reculèrent pas devant l'admission des choses les moins naturelles, par exemple devant la supposition que le Pentateuquc avait été écrit pendant la marche à travers le désert (1). Cependant ce critique se permit, du moins dans quelques parties de l'Ancien Testament, par exemple au livre des Juges, la remarque que les récits qui y sont contenus ne sont pas contemporains des faits, mais que l'historien a vu ses héros dans le demi-jour des siècles écoulés, et qu'ils y ont pris facilement à ses yeux des proportions gigantesques. Il fait observer que l'historien seul qui voudrait amuser aux dépens de la vérité, donnerait une couleur bril-

l'Histoire naturelle dti grand propliéte préscnterdanslaviede Jésusd'unefaçon

de Nazareth {yiitiiiliclie Geschichte des naturelle, sans cependant porteratteinte

grossen Propheteii'vo/i IVazaret),Celïyre, h la sagesse et à la noblesse de son ca-

qiii a commencé à paraître à partir de ractère. Ce qu'ils ont d'imaginaire ne

1800, présente, dans les parties publiées diffère du mode d'exposition de Paulus

postérieurement, des conformités, même que par un plus grand arbitraire dans

de détail, avec le Commentaire de Pau- l'introduction des causes intermédiaires

lus. C'est à tort que l'on compare, sans inventées par ces auteurs; Babrdt même

autre cxplicatiou , ces deux ouvrages se déclare expressément contre l'auteur

avec les Fragments de Jf'olfenhultel; ils des Fragments. [Brieje , u. s. av., 1'"

appartiennent essentiellement à la direc- Bœndcben , li"""" Brief.) lion de Paulus; car ils tendent à tout re- {\) Allgem. Biblioth., Bd, 1, S. 64.

INlRODUCTlOiN. § VI. 37

lante à un événement dont il aurait été ou témoin ou voisin ; qu'il en est tout autrement quand il s'agit d'une histoire très reculée; que l'imagination ne se trouve plus réprimée par la résistance qu'oppose la forme fixe de la réalité historique, mais que l'essor en est renforcé par l'idée que tout a été plus grand et meilleur dans les temps antiques, et que l'écrivain est ainsi entraîné à employer des expressions plus relevées et un langage qui ennoblit les choses- que cela est surtout difficile à éviter quand l'historien, venu tardivement, recueille la tradition antique pour la consigner dans son livre, et quand les actions et les destinées aventureuses des ancêtres, transmises dans un langage inspiré du père au fils, du fils au petit-fils, et ornées par l'imagination des poètes, y sont reproduites avec un style teint de toutes ces couleurs brillantes (1). Au reste, même avec cette opinion sur une partie des livres de l'Ancien Testament, Eichhorn ne croyait pas encore perdre le terrain historique, et, déduction faite des additions plus ou moins considérables dues à la tradition, il avait la confiance de pouvoir y découvrir le cours naturel de l'histoire.

Mais Eichhorn, le maître dans l'explication naturelle de l'Ancien Testament, s'est, dans un des récits au moins, élevé au-dessus de ce mode d'interpréter , je veux parler du récit de la création et de la chute. Bien que, dans son Histoire primitive, livre qui a exercé tant d'influence (2), il eût dit tout d'abord que le récit de la création n'était que poésie, néanmoins il avait encore soutenu que dans le récit de la chute de l'homme nous avons, non pas de la mythologie, non pas de l'allégorie, mais une vraie histoire, et que, déduction faite de tout le surnaturel, ce qui restait en fait.

(1) Allgem, Biblioth,, Bd. 1, S. 29/i. quatrième partie du Repertoriumfiir hi- Comparez Touvragc intitulé ; Einleitung hlische und inorgenliviidisclie Lileratur. in. das A. T.. 'S^"" Bd., S. 23 ff., dcr l'ius tard , à partir de 1790. il a 6té puvierten Aus{»abe. blié avec des rcmarcjucs , par Gabier.

(2) Ce travail a d'abord paru dans l,i

38 INTRODUCTIOiN. § VII.

c'était, que la constitution du corps humain a\ait été, dès l'origine, viciée par l'usage d'un fruit vénéneux (1). Il trouva possible en soi (ce qu'il confirma jiar de nombreux exemples tirés de l'histoire profane), qu'un récit mythologique fût placé en tète de récits purement historiques; mais, déterminé par une idée puisée dans l'ordre surnaturel , il anéantit, quant à la Bible, cette possibilité, disant qu'il serait indigne de la divinité d'avoir laissé insérer un fragment mythologique dans un livre qui porte des traces si incontestables d'une origine divine. Plus tard cependant ('2), Eichhorn déclara lui-même que maintenant il pensait autrement, en plusieurs points, sur les chapitres II et ill de la Genèse, et qu'au lieu d'y voir la relation historique d'un empoisonnement, il y voyait le symbole mythi(jue d'une pensée philosophique, à savoir, que le désir d'un meilieur état que celui dans lequel on se trouve est la tiource de tout mal dans le monde. Ainsi, dans ce point du moins, Eichhorn aima mieux abandonner l'histoire pour garder l'idée que de conserver avec ténacité l'histoire par le sacritice de toute pensée supérieure. Pour le reste, il s'accorda toujours avec Paulus et d'autres, regardant le merveilleux de l'Histoire sainte comme un vêtement qu'il suffisait de retirer pour voir apparaître la pure forme historique.

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