Tertullien , De Carne chrisli , 14; saicnt David
voy. p. 210, note 5, un passage où à la (6) Ilœres. , 30 , 14 : () u£V yàp K»]-
vérité sont «■onfondus les Ébionites spé- fytvOo; xa! Kapmoxf/à; r'V aÙT(j);(po>fji.£voc
culatifs et les Ebionites ordinaires. Trap' ali-oX^ ("or; EScwvai'&i;) îvaj'yE^c'oj,
(5) Clément. Homil., 18, 13. 11» rap- àTrb tTj; «px^-: ''''■''■' >'^t^!>13^'cO*''o* rioiy-
de Justin, qui sortent d'un fond judéo-chrétien , paraissent aussi avoir eu une généalogie comme ^i;ltthieu; car Justin, comme Matthieu, parle, relativement à Jésus, d'une race de David et d'Abraham, ysvo; toO Aaél^ -/.al Àêpaàf^,, d'un sang venu de Jacob par Juda, Phares et David, c-repaa s; ia/.toê, Hik Wj()y. v.yX ^Vy.zïc, /.al \yJrj\^ x.a-repyoasvov ; SL'ulement au temps et dans le cercle de Justin, l'opinion d'une génération surnaturelle de Jésus avait déjà donné lieu à rapporter la généalogie à ?>]arie au lieu de Joseph (1).
iVinsi, dans les généalogies, nous avons un monument témoignant, d'accord avec des indications venues d'ailleurs, que, dans la première époque chrétienne, en Palestine, un certain nombre de chrétiens, assez grand pour dresser, à différents points de vue, deux différentes généalogies messianiques, ont tenu Jésus pour un homme engendré naturellement. Nous ne voyons dans les écrits apostoliques rien qui prouve qu'une telle opinion ait été déclarée non chrétienne par les apôtres; elle ne parut telle que considérée au point de vue des histoires de la naissance dans le premier et le troisième Évangile; et même, a[)rès cela, des pères de l'Eglise la traitent avec une grande douceur (2).
•/E/.icv dià -rîî; -/EvEa/o/ia; (5ov/,ovTa! 77apijTàv £:< (TTrcOuaTo; lu^r/j xa! Maoï'a; ttvat fov XùiitÔv. Je ne vois pas comment Credncr (Beitraegc, ). c] en vient à entendre par généalogie non l'arbre généalogique , mai-, I liistoirc de la naissante. De quelle façon l'histoire de la naissance , d'a])rés Matthieu , aurait-elle pu servir à proxivcr l'origine purement humaine de Jésus? Credner peut dire que l'évangile ébionite employé par Cérinihe et Carpocrate n'avait pas les arbres ^énoalogiques , et que, ])ar conséquent, ces hérétiques n'ont pas argumenté de ce passage qui manquait justement à leur livre. Mais il faut faire attention à la tournure que prend Ëpipliane , après
s'être expiimé ainsi sur l'usage fait par Cérinthe et Carpocrate des généalogies, pour passer aux Ébionites : Ceux-ci ont d'autres idées ; en effet , retranchant les généalogies qui sont dans Matthieu, etc. Cette tournure démontre clairement que l'évangile des Ébionites se distinguait de celui, d'ailleurs identique, de Cérinthe et de Carpocrate , par l'absence des généalogies.
1^ Bialog. c. Tnph.. 100, 120. Ici encore je ne puis être de l'avis de Credner, qui conteste à Justin la généalogie ^l. c.,S. 212. àli3).
(2) Voyez jScander, K. G.. 1. c., S. 616.
THOISiÈME CHAIMIRE. ,^ XXVIII. 215