XVIII PRÉFACE
vocation de Jésus et de Mahomet, n'était pas encore venu à la lumière. A côté du polythéisme florissaient le judaïsme, le rnagisme de Zoroastre et le bouddhisme ; et sans aucun doute aussi, de plus nombreuses populations fétichiques occupaient les espaces laissés vacants par celles qui faisaient alors l'elile des nations. Un pas de plus vers le passé, un pas de sept siècles, et le ma[]isme ainsi que le bouddhisme ne sont pas encore; le polythéisme apparaît plus étendu dans le monde; son domaine, que le progrès des religions a toujours tendu à rélrécir, s'éhn'(j'it à mesure que l'on pcnôlre dans une plus profonde antiquité. Et en effet, il vient un temps dans ce voyage rétrograde vers les âges primitifs , il vient un temps où il n'est plus question du judaïsme lui-même. Treize siècles avant l'ère chréiicnno, si l'on compte de Moïse, ou dix-neuf si l'on compte d'Abraham, et le culte de Jehovah est à venir; alors, tout est polythéisme ou fétichisme; ces deux grandes adorations se partagent le monde entier. Enfin, si l'on considère que, actuellement, le fétichisme est le propre des populations les plus sauvage.>, si l'on se rappelle toutes les traces qu'il a laissées dans le polythéisme, on ne doutera pas (ju'il n'ait été le premier degré dans l'essor religieux de l'humanité, celui par lequel on monte au culte de ces divinités splendides et merveilleuses, ornement du ciel égyptien et de l'Olympe hellénicjue.
Cet exposé montre la succession et la connexion intime des religions. Rien, comme l'ensemble des choses, ne met l'esprit au véritable point. La môme analogie qui se trouve là , se trouve encore dans les récits sacrés. Ils s'élèvent de degrés en degrés et se tiennent cependant, liés qu'ils sont par les parties qui des plus anciens passent dans les derniers, liés