CHAPITRE Vm
jours, je n'ai cessé de Tadmirer et de raimer; il possédait une si belle àme, une intelligence si distinguée et un cœur si riche !
» Le triomphe de ses obsèques, auxquelles je regrette de n'avoir pu assister, est l'éloquent témoignage de sa valeur. Le deuil du clergé et de la ville entière de Montpellier, les vives sympathies de toutes les notabilités, ont dû être à votre cœur de frère une bien douce consolation. Je mêle mes larmes à vos larmes, mes prières à vos prières, mes espérances à vos espérances; non, ce cher ami n'est pas perdu pour nous, il nous aidera par son intercession à le revoir dans un monde meilleur. Quand on vit comme il a vécu, quand on meurt comme il est mort, quand on lègue aux siens un si riche héritage de bons souvenirs et de mérites précieux, on laisse après soi, à tous ceux qui pleurent, de magnifiques promesses.
» fÉt.-Em., évêque de Perpignan. »
Ces glorieux témoignages venus du dehors furent comme un écho sympathique de la douleur générale qui s'était manifestée à Montpellier et dans tout le diocèse.
Comme nous l'avons déjà dit, le corps de l'abbé Martin avait été déposé provisoirement au cimetière Saint-Lazare; le lendemain, 9 mai, on le transporta dans un des caveaux de l'église Saint-Denis, où il
repose, à droite de l'autel de la sainte Vierge. Ses paroissiens reconnaissants ouvrirent une souscription spontanée * pour lui élever un monument, avec cette inscription :
A LA MÉMOIRB
DE JBAN-BTIENNB MARTIN {d'aGOB) ,