‹ Vie de l'abbé Martin (d'Agde) curé de Saint-Denis, à Montpellier, précédée d'une introdChapitre 3 sur 135 · D'AGDE · texte numérisé non relu

D'AGDE

yi DEDICACE

d^une bouche si auguste ? Mais n^y aurait-il pas de la présomption à nous l'appliquer à nous-mêmes ? Rapportons-le plutôt aux morts, parmi lesquels nous comptons d'illustres prédécesseurs, de glorieux ancêtres, qui nous ont donné, comme la meilleure part de leur héritage, cette bonne réputation. Nous devons leur témoigner notre admiration et notre reconnaissance en faisant revivre leur mémoire.

Allons donc cueillir les fleurs éparses sur les tombeaux de nos pères. Les vertus dont ils nous ont laissé les plus touchants exemples exhaleront un parfum de piété et d'édification, tandis que nos mains tresseront en leur honneur une couronne de gloire.

Mous ne nous dissimulons pas la difficulté de notre tache. D'autres auraient pu l'entreprendre et l'accomplir avec plus de succès que nous. Notre témérité aura pourtant son excuse dans l'affection paternelle du Prêtre éminent qui fut notre maitre et notre ami. Douloureusement éprouvé par une séparation récente, nous trouverons dans le

DéDIGAGB Yif

récit de sa vie la consolation la plus douce, surtout si vous daignez en agréer favorablement Thommage respectueux et dévoué.

A. RoiJBT,

prdire.

Montpellier, le 2 novembre 1868, jour de la CSommémoraison des Morts.

IDÉB GÉNÉRALB DB CB TRAVAIL

Une fondation est établie au Séminaire Romain ^ pour perpétuer la mémoire des prêtres illustres dont la jeunesse fut abritée dans cette maison, mère et modèle de toutes celles qui ont pour but d'icdtier à la vie sacerdotale. Les portraits de ces hommes éminents, après qu^un jugement d'honneur les a proclar mes dignes de servir de modèles aux générations futures, sont placés dans une galerie déjà considérable; car la mort, devant laquelle personne ne trouve grâce, loin d'oublier en ce monde les hommes d'un talent supérieur ou d'une rare vertu, les choisit

* Ge séminaire existe à Rome depuis le concile de Trente.

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Une fondation est établie au Séminaire Romain ^ pour perpétuer la mémoire des prêtres illustres dont la jeunesse fut abritée dans cette maison, mère et modèle de toutes celles qui ont pour but d'icdtier à la vie sacerdotale. Les portraits de ces hommes éminents, après qu'un jugement d'honneur les a proclar mes dignes de servir de modèles aux générations futures, sont placés dans une galerie déjà considérable; car la mort, devant laquelle personne ne trouve grâce, loin d'oublier en ce monde les hommes d'un talent supérieur ou d'une rare vertu, les choisit

* Ce séminaire existe à Rome depuis le concile de Trente.

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Une fondation est établie au Séminaire Romain ^ pour perpétuer la mémoire des prêtres illustres dont la jeunesse fut abritée dans cette maison, mère et modèle de toutes celles qui ont pour but d'initier à la vie sacerdotale. Les portraits de ces hommes éminents, après qu'un jugement d'honneur les a proclap mes dignes de servir de modèles aux générations futures, sont placés dans une galerie déjà considérable; car la mort, devant laquelle persoime ne trouve grâce, loin d'oublier en ce monde les hommes d'un talent supérieur ou d'une rare vertu, les choisit

* Ce séminaire existe à Rome depuis le concile de Trente.

souvent pour victimes, sans permettre qu'ils recueillent les fruits d'une vieillesse honorée. C'est avec une religieuse émotion que le voyageur contemple les nobles et saintes figures de ces serviteurs de Dieu, dont la plupart ont usé trop vite leur précieuse existence au service de l'Église et de l'humanité. Là se trouvent des noms de martyrs, de docteurs, d'apôtres, ainsi dérobés à l'oubli du tombeau et offerts à l'admiration de leurs frères dans le sacerdoce.

Nous avons visite bien des fois, pendant notre séjour à Rome, cette galerie mystérieuse, et toujours nous éprouvions le désir que tous les séminaires de France imitassent cette louable coutume. Le Saint- Esprit n'a-t-îl pas dit lui-même : «Louons ces hommes pleins de gloire et nos pères en leurs générations ?» ? Quel est, eii effet, le diocèse qui n'a pas à offrir des palmes et des couronnes à plusieurs de ses enfants morts après avoir vécu glorieusement pour la cause de Jésus-Christ, que nous servons tous, sinon avec Péclat d'une grande réputation, du moins avec le mérite d'un dévouement sincère?

A l'exemple des ordres religieux , fondés sur le double principe de l'association et de la solidarité, de sorte que la gloire d'un membre rejaillit sur le corps entier, tout clergé diocésain devrait avoir des annales, où l'éloge des plus illustres d'entre eux serait inscrit, comme un mémorial de leur vie, pour être lu publiquement, à l'édification de tous, dans

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