‹ Vie de l'abbé Martin (d'Agde) curé de Saint-Denis, à Montpellier, précédée d'une introdChapitre 62 sur 135 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Nous lisons dans V Histoire de Montpellier *, qu'il existait dans cette ville, au XI et au XI? siècle, une église et, plus tard, une paroisse sous le vocable de Sainir-Denis. Cette église paroissiale, dont nous n'avons pas à parler, était située sur un emplace- * ment voisin de la citadelle. Renversée par les calvinistes, à l'époque des guerres de religion, elle ne put être reconstruite, de telle sorte qu'il n'exista, à Montpellier, aucun édifice sous le vocable de saint Denis jusqu'en 1701. C'est de cette année que date la construction de l'église actuelle de cette paroisse. Elle fut bâtie sous l'épiscopat de M«' Joachim Colbert. Quoique située sur un autre terrain et hors des murs, elle faisait renaître en quelque sorte à Mont, pellier l'antique paroisse du moyen âge, détruite depuis plus d'un siècle et demi par les protestants. La paroisse de Saint- Denis, confiée dès le début aux Oratoriens, fut unie au Séminaire dirigé par les mêmes religieux, et qu'on transféra plus tard dans le presbytère annexé à l'église.

Les divers Pères de l'Oratoire nommés successivement curés de Saint-Denis 'furent tous des hommes remarquables par leurs vertus ou par leurs talents. Ils gagnèrent d'abord l'aflPection et le dévouement de^leurs paroissiens, dont ils ne prenaient

« Du chanoine d'Aigrefeuille, tom. Il, p. 20, 21, 252 et 253. — Voyez aussi les Recherches histoîHques sur la paroisse de Saint- Denis, par Faucillon, publiées en 1860.

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pas moins de soin que de leurs jeunes élèves destinés à l'état ecclésiastique.

Malheureusement ils ne se conservèrent pas dans l'orthodoxie de la foi; on les comptait, à la suite de .Colbert, au nombre des partisans les plus ardents du jansénisme. Aussi le nouvel évêque, M«^ de Charancy, s'empressa-t-il de remplacer les Oratoriens, dans la cure de Saint-Denis, par des prêtres séculiers.

Tous ceux qui, jusqu'à ce jour, ont gouverné cette paroisse se sont distingués par leur foi, leur zèle et leur charité. Nous citerons, avant la Révolution française , MM. Fach , Bergeyron et Manen, dont les noms méritent d'être conservés dans les Annales de cette église*.

Après M. Manen, trois prêtres vénérés versèrent successivement sur la paroisse Saint-Denis leur contingent de charité, de savoir et d'expérience. L'abbé Gingibre, l'un des survivants de l'ancien clergé, conquit par sa modération, sa prudence et son dévoue»

4 M. Fach, nommé curé de Saint-Denis en 1737, donna sa démission, après seize ans d'une bonne administration. Il fut inhumé, le 4 mars 1785, dans l'église de Saint-Denis et dans le caveau du chœur affecté aux curés et aux prêtres, du côté de TEvangile.

M. Bergeyron se démit aussi de sa Cure, en 1759; il avait imprimé une nouvelle impulsion au progrès religieux dû à son prédécesseur.

M. Manen, confesseur de la foi, en 1791, et dont Tadministration paternelle a duré plus d'un demi-siècle, fut Inhumé au cimetière du Séminaire, en 1817.

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