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CHAPITRE IX

troupes contre rennenii, qui se vit chassé de toutes ses positions.

Du 20 au 2 2, les derniers bateaux-écuries arrivèrent, furent déchargés et repartirent aussitôt.

Des frégates et divers autres bâtiments de Farmée reçurent Tordre de croiser pour rallier et secoiu-ir les bâtiments du convoi qui se trouveraient en péril.

Le vice-amiral commandant en chef commença l'organisation d^une garnison de vingt compagnies, prises dans les équipages de la flotte , pour garder le camp retranché formé sur la plage.

Informé, seulement le 23, qu une attaque se préparait contre les troupes, il donna Tordre à la frégate la Thétis de prendre poste dans la baie de Test avec les bricks déjà chaînés de protéger les mouvements des colonnes.

Le 24 Y Tattaque annoncée fut repoussée sur tous les points. Parmi les pertes qu'eut à regretter Tannée , se trouvait M. Louis-Fortuné-Amédée de Bourmont, lieutenant au 49*^ régiment d'infanterie de ligne, et Tun des trois fils du général en chef, dont le courage héroïque et le dévouement fdial firent l'admiration générale. Atteint d'une balle en combattant au poste le plus périlleux, le jeune de Bourmont inscrivit glorieusement son nom dans les fastes de la conquête de TAlgérie.

Le 26, le vice-amiral commandant en chef chargea rOrythie de porter Tordre à M. le capitaine de vaisseau Massieu de Clerval de diriger deux frégates et cette corvette devant Bônc pour opérer une diversion, en donnant au bey de Constantiac un motif ou un prétexte

lrDi|»cle.

214 VIE DE LÀMIRAL DUPERRE.

de rappeler le contingent envoyé de cette province au secours d'Alger.

Nuuieii* Le 26 , vers les deux heures de iaprès-midi, le vent

soufflant avec force de YO. N. O.» puis du N. 0., les compagnies destinées à servir de renfort temporaire à la garnison du camp ne piœent être débarquées. Cependant, Tarmée était aux prises avec Tennemi sous le fort de l'Empereur , qui domine la ville d'Alger. Battus par une mer furieuse vers les quatre heures, les vaisseaux avaient presque tous chassé et cassé chaînes, câbles et ancres. Jusqu'à neuf heures et demie la flotte resta en perdition; mais, le vent passant successivement du N. 0. à rO. et 0. S. 0. pendant la nuit, la mer, soulevée, tomba peu à peu.

Le lendemain 27 , au jour, quatre transports étaient à la côte; d'autres avaient été démâtés, s'étaient abordés cl avariés. La mer était couverte de débris, de canots défoncés, de chalands échoués; enCn, tous les bâtiments, vaisseaux et autres se trouvaient sans amarres.

« Le commandant Hugon, dit le journal de M. le Mco-amiral Puperré, avait passé la nuit à terre, et les sor\icos rendus |)ar ce brave oflîcier sont dignes des plus j^rands éIoî::cs. »

l-c -î^, lo^ ti\^is équipages formés pour la garde du ciunp retranche fiuxMil débarqués au nombre de deux nulle honuuo:^. Le vice-amiral commandant en chef incita M. le prtMcl marilime de Toidon à les remplacer par Umi> Us lionuuos disiKnûMcs et à lui envoyer des chaine>. i(^*s v\iHe>. dc^ xUKie:> et des cigales de rechange.

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