CHAPITRE IX
dani laquelle chaque vaisseau a successivement prêté le côté, pendant plus d'une demi-heure , à Time des batteries sur un front de plus de trois cents pièces de canon, le feu cesse, sauf quelques bomhes que Tennemi continue de lancer sur les bâtiments qui cherchent, malgré la faiblesse de la brise, à sortir de la baie pour aUer prendre part à Tattaque.
Le vice-amiral commandant en chef fait signal de satisfaction à Tannée, qui venait d'exécuter avec tant d'ensemble et d'élan ses instructions générales pour l'attaque et jusqu'à ses moindres ordres donnés sous le feu de l'ennemi.
Le lendemain 4 juillet, l'armée, qui avait pris le large pendant la nuit en se tenant ralliée, laissa arriver sur terre au lever du jour et se forma en ligne de bataille accidentelle. A six heures, elle se dirigea sur Alger en branle-bas de combat et en ligne de bataille définitive , pour saisir l'occasion d'attaquer de nouveau les forts et batteries de la place et de la marine. A dix heures, le fort de l'Empereur sauta; les troupes en prirent possession et arborèrent, à dix heures et demie, le drapeau français aux acclamations de l'armée de siège.
A la formidable explosion du fort, le vice-amiral commandant en chef avait fait signal à l'armée navale de se rapprocher d'Alger; mais le vent était faible à l'E. N. E. , et une forte houle portant en côte rendait toute nouvelle attaque imprudente el même impossible à ce moment.
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A midi, iiu canot parieinentaîre, sorli du port, s>c
^ dirigeait sur ranuêe navale française ou, plus proba-
à^'is\ç». blement, sur le brick de S. M. B. le Fnret, qui depuis
le conmienceiuent des hostilités restait en observation
tiaus la baie.
La Syrcnc s^avance sur ce canot et Tamcne au vaisseau amiral.
Un envové, se disant amiral de la flotte algérienne et membre du divan, monté du canot sur la Provence , déclara qu il avait mission de demander au vice-amiral commandant en chef, au nom du dey, de traiter de la paix.
M. le baron Duperré répondit que la demande du dey devait être adressée au général en chef sous les miurs dWlger, et que, tant qu^il ne connaîtrait pas les intentions du chef de rarmée de siège, il devait poursuivre fatlaque du côté de mer, confonnément aux orilres du roi de France.
Le parlemenlaire fut donc renvoyé avec mie letti*c du vice-amiral conunandant en chef pour M. le lieutenant général comte de Boumiont.
Le lendemain, 5 juillet, à six heures du matin, le même envoyé, étant revenu en parlementaire à bord de /cl Ptvvcncc, reçut la réponse suivante :
« L'amiral soussigné , commandant en chef rarmée navale de S. M. T. (-., en ré|K)nse aux deux conimmii- ( allons qui lui ont été faites au nom du dey dWlger et qui n'ont cpie trop longtemps suspendu le cours des hostilités, déclare que, tant que le pavillon de la régence flottera sur les forts et sur la viUe d'Alger, il ne peut