CHAPITRE X
Enfin, à diverses occasions, des mesures furent prescrites pour réprimer l'insubordination des équipages à bord des navires du commerce.
Tels sont les principaux actes législatifs et administratifs du premier ministère de M. l'amiral Duperré. F^a simple énonciation de ces actes sufEt poiu* en faire apprécier le caractère. Il procédait avec maturité et mesure aux reformes réclamées par l'état présent des choses , mais en faisant parfois revivre les dispositions de l'ancienne législation dans ce qu'elles avaient de plus tutélaire et de plus sage.
Encouragé, soutenu parla confiance du roi qui l'avait appelé à diriger le département de la marine et des colonies, il fut maintenu dans les conseils de la couronne autant que pouvait le permettre la solidarité que se doivent les membres d'un même cabinet lorsqu'ils sont animés des mêmes sentiments, des mêmes idées et des mêmes vues.
Dans le cabinet du i 2 mai 1 889, formé sous la pré- son s^ond sidence de M. le maréchal duc de Dalmalie, M. l'amiral baron Duperré reparut au ministère de la marine et des colonies.
Dès le mois de juin suivant, il eut à soutenir la discussion d'un budget qu'il n'avait point préparé ; mais la bienveillance des Chambres lui facilita cette tâche, toujours si grave sous le contrôle simultané de tous les sei-vices, au milieu d'une discussion publique.
ministcr*.
ii«jsH «u is^u. Il arrêta, le 3 o décembre 1 889 , le projet de budget pour 1 84 1 « dont les prévisions furent considérablement dépassées par les grands armements qu'exigèrent le traité du 1 5 juillet 1 84o et l'expédition dirigée dans la Plata contre la république Ai^ntine.
Le crédit alloué pour 1 84 1 pv la loi du budget
avait été fixé à 84^03 8,3oo^ 00*
Le solde de cet exercice s'éleva jusqua ia5, 18 1,434 i3
Excédant de la dépense sur le crédit 4i«iâ3,i34 i3
C'était la première fois, depuis 1 8 1 5 , que le budget de la marine et des colonies atteignait et dépassait même le chiffre de cent millions.
Mais jamais aussi depuis la paix générale, malgré les expéditions dirigées contre Cadix et Alger ( 1 823i83o), la France n'avait fait un si grand armement en vaisseaux et frégates.
Le nombre des bâtiments armés se répartissait ainsi cpi'il suit :
\ aisseaux 20
Frégates 21
Cor> elles de guerre ib
Bàliments légers 98
Bâtiments de transport 3i
Bâtiments à vapeur 29
Le budget de i84i étant, pour ainsi dire, le poinl