‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 119 sur 155 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Parfois bien avant, mais régulièrement dès sept heures du matin Tété et sept heures et demie Fhiver, il se rendait à son cabinet dans la tenue simple et sévère qui lui était habituelle.

Il s'occupait d'abord des affaires ui^entes ou confidentielles c[u*il se réservait.

De huit heures et demi à dix heures, il travaillait avec celui de MM. les directeurs du personnel, des ports, des fonds et des colonies dont c'était le jour, lisant et signant rapidement les travaux les moins importants ou déjà arrêtés , et conférant sur les nouveaux ordres c[u'il avait à prescrire.

De dix à onze heures, arrivait M. le secrétaire générai avec les plus importantes dépêches reçues par le courrier et les travaux relatifs à son service. Après avoir parcouru la correspondance avec le degré d'attention que pouvait en réclamer le contenu, le ministre annotait de sa main les dépêches, puis il en faisait le renvoi ou les gardait poiu* en conférer avec le chef de service qu'elles concernaient.

Presque toujours l'ordre ou la solution se trouvaient ainsi au bout de sa plume pour chaque affaire qui se présentait.

A peine avait-il pris un rapide déjeuner, le plus souvent dans son cabinet et en nous donnant ses ordres pour les choses siurvenues depuis le premier travail du matin, qu'il commençait son audience; d'ordinaire elle se prolongeait jusqu'à une heure.

L'audience terminée, il faisait lui-même ou nous

prescrivait la correspondance ou les travaux qu'il sVlait réservés, ne s'interrompant que pour donner les signatures urgentes.

Si le conseil du roi ou les chambres réclamaient sa présence, d'avance son portefeuille avait été préparé: il le parcourait pour revoir les affaires et pour s^assurer que rien d'essentiel n'était omis.

Quelque avancée que fût Theure , à sa rentrée , rarement il manquait de passer à son cabinet pour prendre connaissance de tout ce qui pouvait être survenu pendant son absence.

Quand aucun devoir ne le réclamait près de Sa Majesté ou au sein des chambres, il restait à son cabinel jusqu'à six ou sept heures du soir, se livrant avec ardeur aux travaux courants ou ajomnés, qu'il n'interrompait que pour donner les signatures lurgentes réclamées par les bureaux dans l'intervalle des jours régulièrement consacres au travail avec MM. les directeurs.

Ce n'était que rarement et toujours avec peine qu'il se décidait, sur des instances réitérées, à faire un tour de promenade jugé nécessaire à sa santé.

11 fallait que toutes les affaires courantes s'expédiassent sans le moindre retard , voulant se maintenir à jour, afin de se conserver la liberté d'esprit indispensable à l'examen de tout ce (jui pourrait siurenir.

Tel était Tordre assidu de travail que s'imposait M. Tamiral Duperré.

Quant aux travaux en eux-mêmes, qu'il nous soit permis d'en dire aussi un mot.

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