‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 121 sur 155 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

les discernait avec justesse et suppléait par un merveilleux instinct à ce qui pouvait lui manquer pour en juger en pleine connaissance de cause. L'un de ses anciens collègues dans le cabinet du i 2 mai nous a souvent dit que jamais en aucune circonstance, jamais sur aucune affaire, son jugement ne s'était trouvé en défaut aux yeux du conseil du roi.

L'extrême assiduité de M. l'amiral Duperré avait gra- stMaUmin^* vement altéré sa santé ; il suffisait encore à la tâche si ^ ^^.J^i^ ^^ laborieuse de ministre , mais c'était évidemment aux dé- •*•'"' p^***"

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pens de sa vie. Les élections générales terminées en 1842, les Chambres réimies et l'adresse votée, il se rendit au vœu de sa famille de plus en plus alarmée , et il pria le roi de lui permettre de prendre un repos dont lui-même sentait enfin le besoin.

Le roi agréa la démission de l'illustre amiral, le 6 février 1843.

Dès le lendemain, il remit le portefeuille à M. l'amiral baron Roussin, et quitta, pour n'y plus reparaître, le ministère de la marine et des colonies.

Ayant vendu son hôtel de la rue Pigale, M. l'amiral Duperré se retira, avec sa famille, dans un appartement situé rue Lavoisier , n** 22, où la vénération publique et la gratitude de la marine le suivirent.

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