CHAPITRE XI
MALADIE. — DÉCÈS.— HONNEURS RENDUS A LA MÉMOIRE DE M. L AMIRAL DUPERRÉ.
•^«OBOB..
PrctMDliniriil <l« sa fin
En se retirant des affaires, M. Tamiral Duperré trouva le repos, non la santé. Il ne se faisait aucune illusion proch.t»«. sur son état , nous le dit plusieurs fois , et la date de son testament latteste. Il sentait, à nen pas douter, qu il touchait au terme de la vie. Sa grande fermeté d^âme ne se démentit pas ; mais il s'attendrit profondément en pensant à l'avenir de sa famille , dont il voyait redoubler la tendresse et les soins.
Cette loi sur les pensions de Tarmée de mer, dont il avait été le digne rapporteur, en 1 83 1 , à la chambre des pairs, il nous en demanda le texte pour revoir les dispositions relatives aux veuves des amiraux de France (art. 22, S 2).
Toutes les ressources de l'art, successivement prodiguées avec le dévouement le plus éclairé par MM. tes docteurs Auvity, Kéraudren, Trousseau et Pétros, à Paris, par M. Celliez, à Blois, ne purent empêcher la maladie de s'aggraver de jour en jour.
t>62 VIE DE LAMIRAL DLPERRE.
11 eut cepeDdant le courage de se séparer une seconde fois de son fils bien-aimé. De retour d^ule campagne dans rindo^^hine, M. Victor Dupenré, élève de I ^ classe de la marine « dut repartir pour aller servir dans la division du Levant^ commandée par M. le contre-amiral Turpin. Uon verra quelle épreuve était résenée au courage de ce jeune honune, dont le caractère se trouvera toujours au niveau de toutes les situations.
ij e<«i.i.i.« Malgré répuiseraent de plus en plus sensible de ses "^^i*^ forces, M. Tamiral Duperré^ esclave du devoir, se ren- 'u atlllr. ^* encore aux séances de la Chambre des pairs pen- ^ p^ dant les premiers mois de la session de 1 846. Aussitôt quil paraissait à la Chambre, MM. les ministres, ses anciens collègues au conseil du roi, ainsi que MM. les pairs Tentouraient des témoignages du plus aflectueui intérêt. Bien que souffrant, il suivait les délibérations avec cette attention soutenue que réclament toujours les affaires de TEtat, et dont il s^ctait lait une religieuse habitude dans toutes les situations de sa vie. 5oi> dtr»i Au mois de mai suivant, il partit pour sa terre de yîovZfH.^ Mon-Repos, située à deux heues de Blois. dans la conimime de Cellettes, Tune des plus charmantes et des plus florissantes de France. Mais, triste svmptômeï il ne ressentait plus la vive joie qu'il éprouvait précédemment à se rendre à cette retraite qu^il s'était lui-même créée en 1 83 1 , à son retour d'Alger, et à laquelle il avait donné un nom si touchant poiu* quiconque connaissait ^a vie toute do labeurs et d'abnt^{;alion.