‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 123 sur 155 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

11 se trouvait encore à Mon-Repos lorsqu'il apprit sa Miufaction que le roi venait de décerner à M. le maréchal comte 'qÛluT"^

(Ircerne

Vallée rinsigne honneur de la sépulture à Thôtel royal . ji/,,„„^,,,,

des Invalides^ Il applaudit à cette noble pensée de Sa ^*"««

* * * U ««pulture

Majesté, ne se doutant assurément pas, dans sa pro- <i<» ii>««iij«i. fonde modestie , que le même honneur serait rendu à sa dépouiUe mortelle et à sa mémoire.

Plus ses forces s^abattaient, plus il témoignait d'im- so»rctoar patience de quitter Mon-Repos, Obéissant à ce désir, dont elle ne se dissimulait pas le nouveau et grave symptôme, sa famille dut le raniener à Paris dans les derniers jours du mois d'octobre 1 846.

Lorsque nous eûmes Fhonneur d'être admis à rendre so» «ut nos devoirs à Tillustre amiral notre bienfaiteur, nous \,„",^ parvînmes, non sans un grand effort, à dominer notre émotion pour trouver des paroles d'espérance à lui ' offrir.^ 11 répondit à ces vœux par un profond attendrissement, nous parla de sa famille, dont il sentait qu'il allait être séparé ici bas; puis il s'informa de notre propre famille avec la plus touchante bonté.

Le siurlendemain, au point du jour, son état s'ag- Aggravaùoo grava tout a coup, après une nuit de vive agitation^ de..«.udi«.

A l'appel de la famille de M. l'amiral Duperré, M. le docteur Momerot, qui demeurait dans le voisinage, prodigua au malade des soins qui furent bientôt approuvés par M. le docteur Foui Uoy, inspecteur général du service sanitaire de la marine. Ces soins assidus, continués avec le plus touchant dévouement par les

deux médecins, arrètèreDl Jabord les pit^rès du niai, niais sans permettre i Fespérance de renaître.

Un respectable ecclésiastique de la paroisse de la Madeleine avait été prié de porter les divines consolations de la religion à M. Tamiral Duperré. Le digne ministre du Seigneur s^empressa d'administrer les sacrements à cette âme qui, pure et sans reproche, allait se dégager des liens terrestres pour s*élever à Timmortalité.

L'assistance s*était agenouillée, et la prière s'efforçait

en vain d'étouffer les sanglots.

u^matmà* La nuit du i^ au 2 novembre i8il6 fut, hélas! la

u 1. T^JIiLt dernière de Tillustre malade. A quatre heures du matin ,

*u««. comme b fcte des morts succédait à celle des saints.

M. Tamiral Duperré rendit à Dieu Fâme héroïque qu il

en avait reçue pour la gloire de la marine et de la France.

Précisément à pareil jour, il y avait sis ans, sa conliance nous avait permis d'être témoin de Tardente sollicitude avec laquelle il avait pris la direction du département de la marine et des colonies. Cette ardeur n'avait pas peu contribué à abréger ses jours; mais une telle vie devait appartenir tout entière au ser\ice de rÉtal. et TEtat ne pouvait manquer d acquitter sa dette de gratitude envers un si grand et si dévoué ser\iteur,

ou^i^i-^ En apprenant la perte que FEtat venait de faire, le

DmfH^i* roi décida spontanément en conseil que les obsè(|ucs ^^'^^'"^ de M. Famiral Duperré auraient lieu aui frais du pays. et qu'il serait inhumé à Fiiotel royal des Invalides.

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