ET TRAVAUX NAUTIQUES
TRAVBBSÉE DE LA BELLONE DE SAINT-HALO À L*iLB-DB>FllANCB.
Gisement des roches de PorioSanto.
Latitade N. de la pointe N 34* 52'.
Longitodc G. du méridien de Paris de la pointe E 18* 40'.
A deui heures (le 17 février 1809), Ton aperçut des brisants Porto-Snio. s'élendant du S. O. à VO. N. O.. distance d*environ 12 milles. Une petite brise me permettait alors de les approcher pour les reconnaître, mais elle ma bientôt manqué, et j'ai découvert la pointe N. de cette chaîne de brisants beaucoup plus près et distante seulement de 6 milles. La houle , très-forte, me portait sur eux. Après les avoir parfaitement reconnus, pour déterminer leur existence et leur position sans aucun doute , j*ai jugé prudent de m'en éloigner avant la nuit, ce que j'ai fait avec le secours de mes embarcations.
Cette chaîne de roches, ayant été vue du S. O. à l'O. N. O. , doit s'étendre à l'O. sur plusieurs milles. >
Ayant jugé les premiers brisants aperçus au moins à 12 milles , et peu après la tète ne se trouvant qu a environ 6 milles , je pense que leur étendue du N. au S. doit être aussi de plusieurs milles.
Quelques cartes anglaises portent leur existence comme dou-
dTAconha.
teuse. Cette incertitude provient peut-être de ce que, dam ces parages, la brise, toujours fraîche, (ait constamment Uandiir h mer et empêche de distinguer les brisants. J*ai déterminé leur latitude d*une manière certaine par celle observée à midi, c*ertà-dire deux heures auparavant. Leur longitude peut être mcÀm assurée : je Tai déduite d'une moyenne entre mes obserfatioiis faites huit jours auparavant, le garde-temps et leur gisement donné par quelques navigateurs français et anglais dans le nord demi-est de la pointe de 1*E. de Madère , distance de ho lienei.
Gisement des (Us Tristan^dAcunka, La grande.
TmuB. Latitude S. observée. 37* 5' 10*.
Longitude O. ol>8ervée 15* 6'.
La moyenne.
Latitude S. observée 37* 13' ÏO".
Longitude O. observée 15* 23'.
La petite.
UUtude S. observée 37* 16' 4«<*.
Longitude 0 15* 15' 40'.
La position de ces tles ne parait pas déterminée d'une ma> nière certaine sur les cartes françaises et anglaises. Mes observations faites à vue des iles un jour auparavant et trms jouis après, observations qui ont eu toujours entre elles un rapport on ne peut plus exact, me mettront à même de déterminer cette position. La marche du garde- temps sera aussi déterminée à la vue de TUe-de-France. Je tiendrai compte de la difTérenoe qu'il aura éprouvée dans sa marche, et je crois pouvoir alors fixer la position de ces iles d'une manière assurée.
Je les regarde comme étant d'une assez grande utilité pour corriger les erreurs de la route, surtout quand des circonstances de guerre ou autres ne vous ont pas permis et ne vous permettent pas de prendre connaissance d'aucune terre jusqu'à la vue de l'Ile-de-France.
Dans rhémisphère austral, depuis que j'ai passé I*équateur, j*ai d'ailleurs éprouvé une différence de â"" k VO. que je n'ai pu corriger qu'à l'aide de mes observations répétées et de mon garde- temps.
L'ile la plus occidentale peut être vue à lo ou 12 lieues. Je ne crois pas que la grande puisse être vue à plus de 18. Je les ai piblongées à A milles de distance. Toutes deux sont trèsaccores et très-arides; on y voit beaucoup d'oiseaux.
11 avril 1809.
Point à midi.
Latitode observée ou d^arrivie (Sud) 36* 17'.
Longitude d*arrivée (Orientale) (f 18'.
C'est la seconde fois que j'éprouve dans ces parages et dans la région des vents variables des vents de S. E. aux mois de mars et d'avril. Si les approches du cap de Bonne-Espérance, quoique j'en sois à 3oo lieues, peuvent en être la cause, il ne serait donc pas désavantageux, lorsqu'il s'agit de doubler le cap, de parcourir un parallèle plus S. , c'est-à-dire celui de 37 à 38®. L'on peut alors, sans se gêner, prendre connaissance des lies Tristan-d'Acunha.
17 «Tril 1809.
Latitude observée ou d'arrivée (Sud) 39* 23'.
Longitude d'arrivée 7* 20'.
Contre mon attente, et en contradiction avec les observations de plusieurs navigateurs, je viens d'éprouver depuis huit jours des vents constants du S. E. au S. S. O. Quoique ces mêmes vents m'aient forcé de m'élever par une grande latitude, jusque par ho^ 35' , je n'ai point trouvé de grosse mer. J'ai cependant éprouvé de grands vents.
Première croisihe dans Us mers de VInde,
S MpUmbr* 1$09.
Latitude observée ou d'arrivée 25* 24'.
Longitude d'arrivée 45* 37'.
SiiBi.Lttcf. A la nuit, je n*avais pu encore reconnaître les îlots deSainte- Luce, mais je m'en estimais à peu de milles dans le N. Pai louvoyé à petits bords pendant la nuit sous toutes voiles pour m'entretenir à la hauteur de Sainte-Luce.
Au jour, j'ai aperçu la terre dans le N. N. O. J'en étais plus éloigné que je ne croyais l'être. J'ai fait serrer le vent pour aller l'attaquer. A huit heures du matin, j'ai reconnu le fort Dauphin (île de Madagascar] , dont le pavillon restait dans l'O. S"" N. Je me trouvais ainsi affallé de i5 lieues sous le vent de Sainte- Luce, à 5 milles environ du fort Dauphin. J'ai viré de bord pour courir au large et tâcher de m'élever dans le vent.
Les courants, d'après les deux différences que je viens d'éprouver dans le N. et dans le S. , paraissent des plus violents et suivre la direction que leur donnent les vents, qui généralement soufflent du N. E. et établissent les courants portant au S. O.
10 Mpt«iiibre 1800.
Latitude observée ou d*arrivéc des iles Sainte-Luce 24* 46'.
Longitude d arrivée des ilcs Sainte-Luce 44* 40'.
Beau temps, jolie brise courant sous toutes voiles, à quatre heures m'estimant à environ 5 lieues de terre et par la latitude assignée aux îles Sainte-Luce. Je n'ai rien découvert qui m'annonç&t ces iles. Des naturels du pays que j'avais à bord m'assurant de la manière la plus positive que j'étais trop dans le N. , et me les indiquant à 6 ou 7 lieues plus dans le S., j'ai laissé arriver sur le point qu'ils me désignaient. Prolongeant la côte à 4 ou 5 milles de dislance, à six heures j'ai parfaitement reconnu . les îlots Sainte - Luce. J'étais alors par le travers d'un récif composé de plusieurs roches, mais dont quatre sont hors de l'eau et s'étendent du N. au S. à 3 milles environ de la côte ; elles sont dans le N. de Sainte-Luce d'environ 5 milles. A sept heures, j'étais par le travers de l'ilot le plus N. ; mais la nuit ne m'avant pas permis de bien juger les distances, je l'ai beau-
coup trop approché. J'ai serré le vent pour m en éloigner, et après avoir couru une demi-heure au large , je suis revenu sur Tautre bord jeter l'ancre par 32 brasses fond de sable mêlé de corail. J'ai envoyé reconnaître la côte par un officier, qui m'a rendu compte que j'étais mouillé par le travers de Tilot le plus S. à près de 2 milles. Au jour j'ai fait lever lancre, et j'ai été mouiller par le travers de l'îlot le plus S. , à un mille
La relâche de Sainte-Luce oBre peu de ressources pour faire de l'eau et du bois; il n'y a que deux ou trois puits, qui fourniraient à peine vingt barriques d'eau le premier jour , et qui seraient de suite épuisés. La communication avec la terre , trèsdifficile à cause de la houle, est encore un grand obstacle. J'ai éprouvé fort heureusement deux jours de beau temps, qui m'ont permis de débarquer tout ce que j'avais à bord pour fonder le nouvel établissement, qui peut devenir de la plus grande utilité à l'administration de l'Ile-de-France dans les circonstances présentes.
Les obstacles que j'ai éprouvés pour gagner Sainte- Luce proviennent de leur position , déterminée sur tous les plans de la manière la plus incorrecte. La latitude de l'ilot le plus S., quiaété observée pendant deux jours avec plusieurs instruments, est de 24® 46'; la longitude orientale, déduite de mes gardetemps, est de kk^ 5o'. Ces îlots, dont deux ne sont absolument que de gros rochers, et le troisième seulement ayant quelques arbres, s'étendent, comme la cote, du N. N. E. au S. S. O.; ils n'en sont séparés que par un canal très-étroit : aussi paraissentils confondus avec elle. On ne peut guère les en voir détachés qu'en les attaquant par fe N. ou par le S. ; mais pour l'atterrage, il faut le faire par la première partie , à cause des courants qui portent d'environ deux milles par heure dans le S. Il faut reconnaître le récif qui est à cinq milles dans le N. , c'est-à-dire par 24** 4i', et de là se rendre aux îles Sainte-Luce, qui, dans cette position, se dessinent parfaitement. Le mouillage est dans
le N. deFilot le plus N., à un mille de distance, par dix^huit brasses fond de sable mêlé d'un peu de corail. A toucher les rochers, il y a neuf brasses d'eau; une seule, par le travers de niot du milieu, est à deux on trois encablures au large, mais pourtant la mer brise. A ce mouillage , la mer est toujours un peu houleuse: néanmoins, je pense quil serait de grandes ressources pour un bâtiment qui , éprouvant des avaries dans ces mers, ne pourrait aborder Ule^e-France. 11 devrait mouiller près de terre pour ne pas être contourné par Tennemi , et établir quelques pièces de canon , soit dans les îles ou sur la côte. On y serait assez en sûreté. L'appareillage serait difficile, en raison des vents de N. E. qui y régnent presque toujours; mais, profitant d'un calme ou même d'un petit temps, l'on pourrait se touer au large.
lU d'Alphonse.
Latitude obsenrée ou d'arrivée 6* 48'.
Longitude d'arrivée 52* 27'.
AiphoMt. La mer belle, jolie brise, faisant route sous toutes voiler
pour chercher à reconnaître Tîle d'Alphonse (22 septembre 1809).
A midi , j'avais dépassé sa latitude sans en avoir eu connaissance, et je l'avais coupée en deux par ma route déduite de mon garde-temps, que j'ai réglé à la vue de Tîle Mahé. Sa position par 52"* 23' de longitude est donc fausse. Je crois Tile
plus à ro.
Ue Malifue.
Latitude N ST 18 .
Longitude orientale 70* 38'.
Maiiqit. Le vent faible et inégal, faisant route sous toutes voiles vers
l'ileMalique (16 octobre 1809;.
L'île Malique est très-basse, et ne peut être vue à plus de 18 milles; encore n'apcrçoil-on que les cocotiers dont elle est
couverte. Elle est rase, sans aucune espèce de nionlicule; à la pointe de TO., à environ une lieue, il y a un ilôt détaché, couvert aussi de cocotiers, et facile à reconnaître de loin; près de niot se trouve un rocher détaché, sur lequel on aperçoit également quelques arbres. J en ai déterminé la position par mon garde-temps et une série de bonnes observations depuis trois jours; elle diffère d'environ 20' en longitude avec celle qui lui est assignée sur les plans français, mais elle est la même que celle déterminée à bord de la frégate la Sémillante dans ses croisières dans Tlnde, et dont les journaux m*ontété communiqués. Jai prolongé Hle à deux lieues de distance, mais on peut le faire davantage.
Côte méridionale de Madagascar.
Beau temps, jolie brise, la division faisant route sous toutes MaïUga^ar. voiles pour reconnaître la terre (2 juin 1809).
Au coucher du soleil , le morne de lanse des Gallions nous restait dans le N. 71^ E. : c'est la pointe la plus élevée de la côte méridionale de Madagascar. De là, jusqu'au cap Sainte-Marie, les terres paraissent d'une moyenne hauteur, même plutôt basses qu'élevées, et courant à peu près E. N. E. et O. S. O. J'ai prolongé la terre pendant la nuit à grande distance, en garde contre les roches portées sur les cartes anglaises à 1 5 milles dans le S. du cap Sainte-Marie et vues par le navire le Barker. Au jour, j'ai rallié la terre, je l'ai prolongée à i5 milles de distance. Le temps était très-beau; la mer belle, mais cependant avec une petite houle capable de m'indiquer les brisants. L'horizon était très-clair, et je n'ai rien vu. Je peux hardiment ronclurQ que les brisants du Barker n'existent pas.
A midi , le cap Sainte-Marie était dans le N. du monde.
Très-beau temps, jolie brise; à quatre heures (4 juin 1810J, j'étais dans l'E. du cap Sainte-Marie à toute vue. Quoique les plans placent le banc de l'Étoile dans TO. N. O. du monde du
TtL-if-r p- tU anr^ tu i*nr. 7a '•ns^r^'t :«r-«» rrm-» tiv U uni ** nrfm- /a i»'fuûiir ii**!:! irr"ir«ï "iiL" r:a>* i fO. d"! luimtp. 1 ri- itsuT^tu Hîina. a i^r"^ i ^e iD#*r^»» îizsiT S. E tu TifimiK. .f^ti» b— - ir-r-e n i iimrift i i-rma:, v* 7-3** îj terT»- *nrr» h 'jiu rninre- Vfari» ** s jai** :•* Siiai-A-iirraïtin roar ^ î ^ *. '1 in nftniEK n -îîi^ » r^ui:»» 5:ii»: h»fi^o:ap plu*^ 4 "'- ni»» le ."niîiirnrnr i^s !ar*i*-> **: nil esr 3i-Ttf-*^.: »i^ o:*urr lii i»*-! «d îiTi» iar-^r r^ir ii.aiïe i»^ :sc S*ir:-îf?-Marie .
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L*t -aoi: f içr»ts Ti»*:iri'»5 Txras panit i'-rt^cdre do >. au S pr«îii Îk ili 1 iiJii-î ileif*^. ;•* s'ii ir^eimiar que le pjÎDt le pi-a >
u iirr rr-.?H«T •t'Li ilzi'* T'*s-:-:cr:'î n^ :c: îii: 5«:np^>nnerqueje ri.^ T-.'--. il* îi:r :■= iaz:«: i-sirtir j^jcl* i-e n:ni de è-j-ic .4'»«;îaij. q«:oi^-* jr ri."en ■r^-.izi.Li.î*: 'iios :-: \ Tii >*.'cJf. j'ai trou\f i^ hra.».ir* f:c'i 'ir rrr» àdhf-: rt 3 : triiï*:* f.nd dt? saL le jaune tr*:it.:i. La drl^r^rr^ZK ^n'j^ la premitre et ia dcrni» rt s*:iDde rut fait pr^r-.ijmer q^ie j ai p-i*5ir 5a r une 5-:'Q de plus faible. Dans une h^ure. j "^i quitté le focd a\ant l'ai: a peine îpjÎ* milles. Je pens*^ 'ionc avoir travers*: seulenient ia tête du tancdans le N. Les inf prtitudes sur l'existence de ce banc, a laquelle beaucoup de oavi^ateiirs ne croient pas. doivent donc cesser.
h'iif JAninaar.
4i.,'.«a». La haie d'\njriu«'ïu est tres-saine. On peut accnstei la terre d»'
iKvpri'S. quand on es{ force de louvoyer: rependant . \is-a-vi» la
AxNNEXES. 517
ville, le mouillage est à uu mille environ dans TO. de la ville, à moins d'un demi-mille de terre. 11 faut laisser tomber lancre par dix brasses fond de sable vasard, et par le travers d'une plantation de cocotiers et de différents petits arbustes coupée par deux rivières. Cet endroit a un aspect de verdure qui lui a valu le nom de jardin de Brown, etquon n'aperçoit nulle part sur le bord de la cote. Il ne faut pas craindre d'aller mouiller trop près de terre. Le mouillage est pour Tancre de terre par dix brasses, et pour celle du large par vingt brasses. On ne trouve pas de fond par cinquante brasses à un mille de terre.
Relhement da bon moaiUage.
La pointe du N. O. d*Ânjouan au N. 27** O. du monde. Muuiiug..
La forteresse d'Ânjouan, située sur une montagne qui commande la ville, au N. 60** E. du monde.
Pleine mer les jours de nouvelle et pleine lune, à quatre heures trente minutes.
On doit être affourché E. S. E. et O. N. O,
Latitude S.
Longitude orientale 41* 56', déduite des observations et des chronomètres.
Ile Mafetmalt.
Au jour ( 2 à juillet 1810), nous étions à vue de terre. A midi , MaUimaU. la latitude observée me fit connaître que j'avais été porté dans le S. par les courants de cinquante-trois milles dans les vingt-quatre heures. Ma latitude observée me mettait à vue de nie Mafetmale, dont je puis déterminer, soit par mes observations multipliées, soit par mes chronomètres, la position d'une manière certaine; elle s'accorde avec celle qui lui est assignée par M. Daprès , mais elle diffère de celle déterminée par les navigateurs anglais.
Ile Mafetmale.
Utilude S 10* 20'.
Longitude orientale 37* 25'.
.AU r i:?LajL
vîir ^»r;iL 7mL jsot 1* airia te rïdientfii.- zpHXteriL riijç-r^ir: ir»«inii* 711116* jit jteiTî* ti* mm» £h laoïtiL A iil»» îffxr» <r xtsniÈt ni rfur niaiir^ ini& m» «gniHiii Ji ën^Ta mi: cre- "iiiiut ni TiiTH. 7 a iar û* iinr^'*aii siruu. ât naxntSLZ m o:czft Dt 'Jimin. iKîi nirï* mi* ^ rmn* *»air r;miggM»ia»^ t «sair : jt 11 **rrm;si^ *iB*fni'"2iiHar L cnHum*» iftOH» «nif'aiifiL': £i:2» le \. ÎHfr nr-iHîrT. r a. ms *a iîuijih *r «mu ;" il ctx ctiriîPi'icr -çae
- iimr» f ulisT iiriaii"« mi* nifiiziiifL iL*»*ï7iiH.-îiiir» i^tc là ihi- Di ;i:iir ;'ii. laer-^i j* rfsf l -sn:r":a iîi iLÎSt» âf^'u.: Cri* il* «un* iii" -itiiiiî*; L77ri'*r Tl: î:«iji«* 7:rfr» yt HiLrie s^r
l.lr* -JTlr*. 7*ïl U ZtrJi ai "i**!^ *«: ' 11 ILT. TliL:-* pi'ZZ iSir rsT ::c- ••Ln i -'■-"^iÎj^ 5 ^ C "tr ?^ ?^ Z ri- «"j"!" •" 1 "^ ^ -^ Ll ItXl'r
:»i Z'-i^f 5 rT l'jiTA ^ z.-? I t^: >•■'- --if i-l: i-t^ irisui-^ i ::i.t 1.11 ■*'!' "icrri'Li't Z: :-:.z' cuji: irr? Ir N . :c !;•:::■;•:•:: i.:.-?
*^. :•.^-: iLi^^T'--^ i L . iiz.îi ri* : i TCrt^ri-r !f :if iuii-r tr.iiiri* Hai lij- iiHf i.:i L'l:^:r.izz ;r>:iui . L ^ « p:-i?^>rî:-^ Irisons d"«43 .
Le capitaine Huddarl, très-exact dans son rapport sur ce récif, détermine la pointe occidentale par o* 22' dans TO. de Tile Mafetinal; c*est aussi la différence exacte de mes chronomètres. Mais ceux-ci, ainsi que mes observations réitérées, ayant assigné à File Mafetmal une position de Ô7' plus O., et qui s'accorde avec celle déterminée par M. Daprès, dont j*ai reconnu l'exactitude le long de Mozambique, le récif se trouve plus O. que ne la déterminé le capitaine anglais.
D après toutes les notes que j'ai pu recueillir, il me parait BalM^l•ir. qua 25 lieues environ dans le S. E. de ce récif, il en existe un second nommé par les Français la Bosselai/ et par les Anglais la Bosse de Vlnde. Tout me porte à croire à l'existence séparée de ces deux récifs, et je ne partage pas l'opinion assez générale qu'il n'en existe qu'un seul; ce second récif doit être, je suppose , par 22® 20' de latitude et 38** de longitude.
• Bermndes.
Gloire, rade de Saint-Pierre (Terre-Neuve), le 19 août 1819.
Le contre-amiral Duperré, commandant la station des Antilles, à S.E. le ministre de la marine et des colonies.
Les Bermudes se trouvent sur le passage des bâtiments qui B^moaM. reviennent du golfe du Mexique, des Antilles et généralement des Indes occidentales; leur approche est extrêmement dangereuse, puisqu'elles sont bordées de roches qui s'étendent depuis le N. E. jusqu'au S. O. en passant par l'O., à 1 1 milles au large, suivant les rapports qui m'ont été faits par les pilotes du pays. La navigation y est incertaine, parce qu'un courant très-violen sortant du golfe a sa direction vers l'E. II est donc important <iue ce point si fréquenté soit déterminé d'une manière certaine. En consultant les divers ouvrages nautiques et les plans, je n'y ai trouvé que des incertitudes; on en peut juger par l'exposé suivant :
Latitod* Nord. Loagita^ occid— Uh.
Neptune français 32* 25' 65* 55'.
Hamillon-Moore ( 1807 ) 32* 35' 65' 48'.
Morris (ouvrage américain) 32* 9' 67* 14'.
Cartes anglaises de Limpri^re 32* 22' 67* 8'.
La Connaissance des temps n*en fait pas mention
Latitada Nord. Loagitado ocâdtsC^.
Hamilton-Moore , édition corrigée de
1810, donne 32* 22' 66* 53'.
Au milieu de toutes ces incertitudes, j*ai été chercher les Bermudes le 25 juillet au coucher du soleil : j*étais par 32* 25' de latitude N. et 65® 55' de longitude , précisément au point assigné aux Bermudes; rien n'était en vue; je me suis maintenu sur ce parallèle pendant toute la nuit, faisant peu de chemin à rO. Le lendemain , à 6 heures 3o' du matin , les Bermudes ont été aperçues à lo lieues environ dans FO., le temps était superbe et Thorizon très-étendu; à midi, la division sous mon commandement était en panne à neuf milles dans TE. du monde de George-Town , la capitale des Bermudes. Cette distance présumée est le résultat de Topinion générale, conGrmée par les pilotes qui sont venus à bord et par le capitaine de f £uryale, qui Ta parcourue en allant remorquer leurs bateaux jusque dans les passes. Notre position était alors par 32** 22' i5' de latitude N. et 66® 42' 36' de longitude occidentale. En ajoutant à cette longitude o® 11' o" pour la distance de neuf milles sur le parallèle de 32® de latitude, la longitude réelle de George-Town sera de 66® 53' 36'. Je la crois établie de la manière la plus précise : le rapport de Toflicier chargé des chronomètres, que je sur\'eille avec le plus grand soin, et tout son travail que je vous adresse , ne doivent laisser aucun doute.
Il est bien important dajouter à Tatlas de Terre-Neuve la petite carte de Saint-Pierre levée par ^L Dupetit-Thouars; le vieux plan de M. Fortin, loin d'indiqtior aucun danger entre \v
AWEXKS. 521
rocher du Petit-Saint-Pierre et la côte à la liaiiteur du cap de TAigle, y porte i5 brasses d*eau, ce qui a engagé un vaisseau de la division Richery et Tan dernier la frégate la Cléopdtre à prendrecette passe , dont ie hasard seul les a sauvés. Cependant, les dux pâtés de roches désignés par M. Dupetit-Thouars, tels qu'il les a indiqués avec huit pieds d'eau sur Tun et dix-sept pieds sur l'autre de basse-mer, ne sont que trop réels; ils s'aperçoivent même facilement, et un brick de ma division tirant 1 3 pieds, et louvoyant avec le pilote à bord, n'a que trop reconnu le petit pâté en y donnant un coup de talon. Il serait peut-être même convenable d'indiquer au crayon ces deux dangers sur tous les plans de Fortin ; ils doivent faire condamner la passe entre le rocher du Petit-Saint-Pierre et la côte.
J'aurai , j'espère , incessamment l'occasion de déterminer la position du cap Henry, conformément aux ordres de Votre Excellence , et j'aurai l'honneur de lui en rendre compte.
Cap Henry.
Le contre-amiral Duperré , commandant la station des Antilles , à Son Excellence le ministre de la marine et des colonies.
Gloire, le 3 janvier 1820.
Monseigneur,
Par un article de ses instructions, Votre Excellence me près- Cip lunry. crit de faire vérifier la position du cap Henry, sur la côte d'Amérique, à l'entrée de la Chesapeale.
Pai l'honneur de lui adresser le travail des officiers chargés des montres à bord de la frégate la Gloire, qui porte mon pavillon de commandement. Il a été fait sous mes yeux , avec le même soin et la même attention que ces messieurs ont toujours mis à toutes leurs observations, à tous leurs calculs, et dont j'ai déjà eu l'honneur de vous adresser le résultat pour la nouvelle position que nous avons assignée aux Bermudes.
U résulte de ce travail , que le cap Heury est de 20 plus à TE. que ne Tindiquent les connaissances des temps : sa détermination est de 78* 26' 48" longitude occidentale du méridien de Paris; elle s'accorde à o^ 1' 12' avec celle donnée par M. Halgan sur la frégate la Cléopdtre. Du reste, la nouvelle carte levée en vertu d'un acte du congrès, depuis le cap Fear jusqu^au cap Hatteras, place toute cette partie de 25' à 3o' plus à TE. que les anciennes cartes. Il est prêsuuiable qu'il en est de même de toute la côte d'Amérique. Si Votre Excellence daigne jeter les yeux sur ce travail, elle verra que je le dois à M. Duhaut-Cilly, lieutenant de vaisseau, et Despoirriés, élève de première classe. Je ne pourrai rien ajouter aux titres honorables du premier à Testime publique; sa réputation dans Tanne est trop bien établie, mais j'oserai appeler toute votre attention sur le dernier : c'est le premier élève de la Gloirr, qui , à une grande instruction théorique, réunit toutes les qualités d'un bon homme de mer et d'un officier distingué; je réclame avec la plus vive instance la justice de Votre Excellence en sa faveur.