‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 3 sur 155 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

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gistrature. Reçu maître des comptes à Rouen, il se démit de cette charge lorsque la mort de son père le rendit possesseur d'une fortune considérable. Il ne tarda pas à s'allier aux familles de Midy et le Couteulx , qui depuis quatre siècles figuraient, pour ainsi dire héréditairement , dans Téchevinage à Rouen. Lui-même , parvenu à la tête du corps municipal , il fut appelé à Thonneur de représenter cette bonne ville à rassemblée des notables convoquée et présidée par le roi Louis XVI, le 9 février 1 787, à Versailles.

Il eut un fils dont il fit un conseiller au parlement, et qui mourut en 1822, sans laisser de postérité.

Le troisième fils de M. Duperré du Veneur, mes- u^rUf d. p4r« sire Jean-Augustin Duperré, écuyer, était né en 1 727. Il obtint très-jeune la main de Marie-Gabrielle Prat- Desprez, fille mineure de M. Desprez, qui exerçait à Versailles de hauts emplois, et dont le crédit s'étendit bientôt à son gendre.

M. Jean-Augustin Duperré partit avec sa femme pour la Rochelle, où il réunit les titres et fonctions de conseiller du Roi , de receveur des tailles de l'élection et de trésorier principal de cette généralité, créée seulement en 1 69 A- Ces charges, dont l'organisation actuelle des services n'offre pas d'exacts équivalents, avaient une importance qui assurait au titulaire une lai^e et belle existence.

Il mourutà la Rochelle en 1 7 7 5, presque aussitôt après la naissance de son vingt-deuxième enfant, et c'est à peine s'il vit cet enfant, qui devait faire la gloire de son nom.

Il «itrct dts charges importantM.

11 naurt à la RochalU.

Mirt La mère d^une si nombreuse lignée, mariée dès

*Dap«!^!" 1'%^ de quatorze ans, avait de bonne heure vu se mûrir, au milieu des sollicitudes de la famille, les rares qualités dont la natiu*e et l'éducation lavaient douée. Elle fut également remarquable par sa tendresse, sa prudence et une rare fermeté d'âme.

Lorsqu'elle perdit son mari, elle tint sa mort cachée pendant vingt-quatre heures; et, dominant sa douleur comme épouse pour remplir ses devoirs de mère, elle s'empressa d'écrire au ministre pour demander la survivance de la place de receveur des tailles en faveur de son fils aîné.

Le ministre accueillit cette demande, conforme aux usages héréditaires du temps, et d'ailleurs, à tous égards , si digne d'intérêt.

Eu« t]«av« Devenu trop tôt chef de famille, le fils aine ne IVpurjwM s'éleva malheureusement pas au niveau des graves devoirs que cette situation lui imposait : l'héritage paternel fut dissipé. Obligée de se retirer à Versailles, puis à Paris, madame Duperré y moiunt en 1 806 , bénissant son plus jeune fils, dont la sollicitude avait pieusement pourvu à tous ses besoins. 11 serait consolant de penser que cette noble femme, si longtemps éprouvée, eut du moins le pressentiment de la gloire à laquelle était promis le dernier rejeton de sa féconde maternité.

De même que les arbres précieux sont transplantés avec le sol qui les fit germer, de même l'histoire se plait

fiit.

d« la RocktUf .

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