‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 43 sur 155 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Bien que réduit de 200 hommes, Téquipage de la Bellone pouvait encore, dans Topinion de M. le commandant Dupeiré, opposer une vigoureuse résistance.

Le 2 décembre f dans la matinée, toutes les troupes ennemies s'ébranlèrent et firent un mouvement en avant.

Reconnaissant enfin l'impossibilité de combattre des forces ^i supérieures, M. le capitaine général Decaen ouvrit des négociations et obtint ime capitidation honorable pour les armes françaises, et aussi favorable <]ue possible à la colonie.

Cette capitulation, dont les articles avaient été définitivement arrêtés par M. le général Wandermaëlen, commandant des troupes françaises, et par M. le capitaine de vaisseau Duperré, fut signée dans la nuit du 3 décembre 1810.

L'Ile-de-France et les forces navales françaises qui s'y trouvaient réunies étaient livrées aux armes de S. M. B. ; le respect de la religion , des mœiu'S et des coutumes du pays était formellement garanti; la conservation des propriétés était non moins explicitement stipidée ; enfin , les troupes et les équipages de Sa Majesté l'Empereur et Roi devaient être renvoyés en France avec leurs armes, leurs drapeaux et leurs bagages.

En conséquence , du 3 au 4 décembre , l'ennemi prit successivement possession des lignes du port Napoléon, de la ville, de la rade et de tous les postes de file.

Les marins, au nombre d'environ i,ooohommes, et la garnison, réduite à 5oo soldats français seulement,

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furent embarqués sur quatre bâtiments; un cinquième reçut à son bord M. le général Decaen et son étal-major.

Après s'être ralliés au Cap de Bonne-Espérance, les transports firent route pour la France dans le courant de janvier 1811.

Le LordCastlereagh, sur lequel se trouvait M. le commandant Duperréf toucha à Sainte-Hélène et le débarqua le 19 mars 181 1 à Morlaix. Ses rappofis sur sa mémorable campagne dans les mers de Tlnde sont intégralement reproduits aux Annexes (n^ 9 à 1 4).

La série de brillants combats qu'il venait de livrer dans ces mers lointaines avait midtiplié sur lui les témoignages de la satisfaction de TEmpereur.

Il avait été successivement nommé chevalier et commandant de Tordre de la L^on d'honneur, le i^join et le 20 décembre 1810, puis créé baron de TEmpire le 20 août 1810, avec une dotation de 4>ooo francs de rente.

Nous verrons que M. le baron Duperré ne tarda pas à obtenir une nouvelle récompense, qui lui permit de mûrir dans les hautes sphères du conunandement les facultés et l'expérience qu'il devait si glorieusement consacrer à la France.

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