‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 45 sur 155 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ESCADRE LÉGÈRE DE L'ARMÉE NAVALE DE LA MÉDITERRANÉE. — FORCES NAVALES DANS L'ADRIATIQUE. — PRÉFECTURE MARITIME DE TOULON.

En arrivant à Paris, M. le baron Duperré venait d'accomplir sa trente-sixième année. La mitraille du Grand- Port lui avait laissé une noble cicatrice à la joue droite , qui rendait encore plus imposante sa mâle physionomie animée du double éclat de la jeunesse et de la gloire.

La France en armes et prête à s'entre-choquer encore une fois contre TEurope coalisée, n'avait cependant pas été inattentive au canon victorieux de la Bellone dans les mers de l'Inde , canon dont le lointain retentissement était tout à la fois une consolation et une espérance pour la marine.

M. le baron Duperré, objet d'un empressement général, se n^ntra peu» parla moins encore et partit presque aussitôt pour aller embrasser à Rouen madame de Carrey d'Asnières, sa digne sœur.

Elevé le i5 septembre 1811 au grade de contre- iintpromo amiral par un décret impérial daté du palais de Com- d« cônuIMirâJ piègne, il reçut, dès le surlendemain 17, l'invitatioq •*''~"*"***

i>s«ajrei^r« ilc parliF (laDs Ics vlngt-quatTC heures pour Toulon, où

lâm^MTaie '^ devaîl être employé dans l'armée navale de la Mé-

„ ,^ *' dilerranée aux ordres de M. le vice-amiral Emériau.

Le 1 ^ octobre, il arbora son pavillon sur le vaisseau

le Sceptre, de 80 canons, et prit le commandement de

Fescadre légère.

L'armée navale de la Méditerranée, alors composée de vingt vaisseaux, était presque continuellement sous voiles, par ordre de l'Empereur, soit pour tenir en respect Tennemi posté devant Toulon, soit pour s'exercer aux manœuvres. Chaque jour l'escadre légère appareillait pour évoluer, comme si M. le contre-amiral Duperré eût pressenti qu'il fallait se hâter de profiter de cette excellente école de commandement, qui ne devait pas être de longue durée pour lui, malgré la haute estime dont l'honorait le vice-amiral commandant en chef.

Après avoir rendu compte à l'Empereur de la situation des forces navales franco-italiennes dans l'Adriatique , le prince Eugène , vice-roi d'Italie , avait demandé que le commandement en fût donné à un officier trèscapable de les diriger.

M. le contre- Par uu décrct du 6 février 1812, l'Empereur appela M. le contre-amiral Duperré au commandement des forces navales de France et d'Itahe dans l'Adriatique, à

^titiiieoMi Texception de celles employées particulièrement au service des îles Ioniennes.

mirai Dvp«rrc

commaBde

1^ forces naxale»

fraorauet

aai • Air ji i

aev

enisf.

Page 1